Saint-Georges

cahier_st-georgesSaint Georges : Georges est ainsi appelé de Geos qui veut dire terre, et orge, qui signifie cultiver, cultivant la terre, c’est à dire sa chair. Une autre étymologie donne gerar, sacré, et gyron, litte, litteur sacré, parcequ’il lutta contre le dragon et contre le bourreau. La légende dorée de Jacques de Voragine évoque l’histoire héroïque du chevalier Georges qui délivre une ville assiégée par un dragon. Cette peinture sur bois du peintre florentin Paolo Uccello représente donc saint Georges transperçant de sa lance le dragon qui s’apprêtait à dévorer la fille du roi. L’histoire raconte que le monstre se tenait à l’écart de la ville à condition d’être nourri régulièrement. Cependant, après les brebis et les jeunes gens, vint le tour de la princesse. Ce thème, d’origine orientale, a été repris par les chrétiens pour symboliser la délivrance de l’église opprimée par le paganisme. Ce combat étant un moment important de la légende de saint Georges, il est fréquemment représenté en peinture comme en sculpture. Saint Georges, monté sur un cheval blanc et portant une croix rouge, perce de sa lance le monstre devant l’entrée de sa grotte. A distance, la princesse observe la scène en priant. Les trois protagonistes sont alignés en frise au premier plan devant l’énorme grotte qui sépare en deux parties un paysage de champs cultivés. Au milieu, un large chemin conduit à la porte de la ville.

Enfin pour rappel : Le dragon est, pour les alchimistes le mercure. Le sang du dragon est la teinture d’antimoine pour les anciens chimistes.
à paraitre juin  2013, arl@publipole.com
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