Le Sundial d’Holyrood : à l’ombre d’une fleur (1)

sundial

De tous les monuments signalés par le Maître, un seul se situe à l’étranger et c’est en Ecosse. Bien entendu, si ce dernier porte son attention sur ce monument que l’on nomme « le cadran solaire d’Holyrood »  – en réalité un Gnomon, ce n’est pas sans raison et comme pour tous les autres,  le lien est à la fois biographique et scientifique. Une fois de plus nous devons constater l’indigence dans la lecture de l’Oeuvre y compris de ceux qui se targuent pourtant de tout savoir et de pouvoir lire entre les lignes. Nous partons donc à la recherche d’une petite fleur des sous bois à la fois délicate et fragile.

Ce monument est rattaché à deux préoccupations majeures de l’Adepte : la course du Soleil et le Cristal Icosaèdrique, quintessence et symbole du « Sel philsophal » en son cristal natif.

Le  palais en question est toujours propriété des Windsor, et leur sert de résidence. Fulcanelli consacre tout un chapitre des Demeures à ce cadran solaire de 1633. Il rappelle d’abord qu’il a été « exécuté sur l’ordre de Charles 1er, par John Milne » (on écrit aussi Mylne). Milne était maître maçon du roi, et a réalisé cet édifice avec la collaboration de John Bartoun. D’après un guide du palais, publié en 1936 et réimprimé en 1948, John fut également aidé dans sa tache par ses fils Alexander et John.

Voici la façon dont Fulcanelli le décrit: « Il se compose essentiellement d’un bloc géométrique, taillé en icosaèdre régulier, aux faces creusées d’hémisphères et de cavités à parois rectilignes, lequel est supporté par un piédestal dressé sur une base pentagonale formée de trois degrés plans. Cette base seule, ayant souffert des intempéries, a dû être restaurée. »

Au final, son commentaire est  de nature hermétique :

« Pour  nous, ce petit monument n’a pas simplement et uniquement pour objet d’indiquer l’heure diurne, mais encore la marche du soleil des sages dans l’ouvrage philosophal. Et cette marche est réglée par l’icosaèdre, qui est ce cristal inconnu, le Sel de Sapience, esprit ou feu incarné, le gnome familier et serviable, ami des bons artistes, lequel  assure à l’homme l’accession aux suprêmes connaissances de la Gnose antique.« 

On sait en effet que le cadran solaire, sundial en anglais, est aussi désigné par le nom grec de gnomon.

Fulcanelli poursuit:

« Au demeurant, la Chevalerie fut-elle complètement étrangère à l’édification de ce curieux Sundial, ou, tout au moins, à sa décoration spéciale? Nous ne le pensons pas et croyons en trouver la preuve dans le fait que, sur plusieurs faces du solide, l’emblème du chardon s’y répète avec une insistance significative. On compte, en effet, six capitules floraux et deux tiges fleuries de l’espèce dite serratula arvensis. Ne peut-on reconnaître, dans la prépondérance évidente du symbole, avec l’insigne particulier aux Chevaliers de l’Ordre du Chardon, l’affirmation d’un sens secret imposé à l’ouvrage et contresigné par eux?« 

Il conclut :

« A notre avis, le cadran solaire écossais est une réplique moderne, à la fois plus concise et plus savante, de l’antique Table smaragdine.« 

Nous allons tenter maintenant d’aller plus loin et voir en quoi ce monument a pu retenir ainsi son attention et  non sans raison.  

G- Holyrood-Top-copy

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