Le Feu du soleil ou le matin des magiciens

z-machine_bergier

Hommage au réalisme fantastique et son inventeur Jacques Bergier

En arrière plan, la « Z » Machine; Il s’agit d’un générateur de rayon X qui réalise le vieux rêve de nos alchimistes. La Z machine ouvre de fantastiques perspectives dans l’étude de la fusion nucléaire (et non de la fission nucléaire) en créant des températures de plusieurs milliards de degrés nécessaires à la fusion d’éléments atomiques présents en quantité sur terre.

Il est certain que l’Adepte aurait apprécié de constater que ces travaux ont su trouver de tels débouchés, lui qui se contentaient de quelques millions de degrés dans son analyse de l’activité solaire !.. Des expériences récentes (2004-2005) ont permis de mesurer dans les plasmas produits des températures ioniques de 2 à 3 milliards de degrés. En comparaison, les températures au cœur du soleil ne sont « que  » de 20 millions de degrés.

Les températures expérimentales sont très largement supérieures aux températures requises pour la fusion des atomes d’hydrogène, deutérium ou tritium, qui permettraient, en théorie sinon en pratique, la fusion d’atomes d’hydrogène, présents abondamment sur Terre. Cette réaction présente l’avantage d’être réellement propre, dans la mesure où elle ne produit ni neutrons ni déchets radioactifs (fusion aneutronique).

En 2007 une évolution plus puissante de la Z machine aurait été créée: la Z-R machine. Cependant la plupart des informations concernant cette nouvelle machine ont été classées secret défense, d’où l’impossibilité d’écrire un article complet à son sujet….

Si nous évoquons cette super machine c’est dans la suite de nos articles sur le Feu du Soleil, cette fois consacré à l’un des protagonistes clé dans la diffusion de l’oeuvre de l’Adepte, à savoir Jacques Bergier. Qui n’a pas entendu ou lu dans sa jeunesse avec fébrilité le fameux « MATIN DES MAGICIENS » !… sous la plume de Louis Pauwels et Jacques Bergier avec le lancement d’une revue devenue « cultissime « Planète » où se reflète la première prise de conscience écologique dans les 80.

 Un épisode nous intéresse en particulier.

f_soddyFrédérick Soddy est célèbre pour sa collaboration avec Rutherford qui est à l’origine de multiples découvertes, dont la plus connue est celle des isotopes. De 1900 à 1902, Soddy obtient un poste de démonstrateur à l’université McGill de Montréal. Il prouve avec Rutherford que la radioactivité est la transmutation d’un élément dans un autre, ces éléments formant des familles radioactives. Ils formulent la loi de décroissance radioactive et introduisent la notion de période caractéristique d’un élément. Après 1903, Soddy travaille à Londres avec William Ramsay à University College. Tous deux montrent que l’hélium se forme dans les désintégrations du radium, ce qui conduira à identifier les particules alpha à des noyaux d’hélium. De 1904 à 1914, Soddy enseigne la chimie physique et la radioactivité à l’université de Glasgow. Il établit la « loi de déplacement », c’est à dire que l’émission d’une particule alpha fait rétrograder un élément de deux places dans le tableau de Mendeleïev. En 1913, Soddy introduit la notion d’isotopes, variantes d’un élément chimique. Ces derniers occupent la même case dans le tableau périodique car ils présentent les mêmes propriétés chimiques, mais diffèrent par leurs poids atomiques. Il reçoit le prix Nobel de chimie 1921.

Cet épisode bien que connu des lecteurs de la génération Planète est totalement ignoré des jeunes générations, aussi convient-il d’en rappeler les grandes lignes. Jacques Bergier s’était intéressé aux cours de physique nucléaire de Jean Thibaud, domaine en pleine effervescence en 1933. De 1934 à 1940, Jacques Bergier fut le collaborateur d’André Helbronner, le premier professeur de Faculté, en France, à avoir enseigné la chimie-physique. En 1934, André Helbronner avait fondé un laboratoire de recherches en matière de nucléonique. Il était également expert auprès des tribunaux concernant toutes les affaires touchant à la transmutation des éléments. Dans son sillage, Jacques Bergier avait eu l’occasion de rencontrer de faux alchimistes, des escrocs et des illuminés. Puis il y eut cette rencontre avec celui qui fut qualifié par Louis Pauwels d’alchimiste véritable et de vrai maître…

Ce fut à la demande de André Helbronner que Jacques Bergier se rendit un après-midi de juin 1937- dans les locaux du Gaz de Paris situés Place Saint-Georges à Paris. Selon toute vraisemblance, ces locaux devaient se trouver dans le très bel immeuble, comportant de splendides sculptures hermétiques, visibles encore de nos jours. Cet immeuble, sans doute un ancien hôtel particulier, fait face à la Fondation Dosne-Thiers, demeure ayant appartenu à Aldophe Thiers. Voici la conversation telle que la rapporta Jacques Bergier :

« Monsieur Helbronner, dont vous êtes, je crois l’assistant, est à la recherche de l’énergie nucléaire. Monsieur Helbronner a bien voulu me tenir au courant de quelques-uns des résultats obtenus, et notamment de l’apparition de la radio activité correspondant à du polonium, lorsqu’un fil de bismuth est volatilisé par une décharge électrique dans du deutérium  à haute pression. Vous êtes très près de la réussite, comme d’ailleurs quelques autres savants contemporains. Puis-je me permettre de vous mettre en garde ? Les travaux auxquels vous vous livrez, vous et vos pareils, sont terriblement dangereux. Ils ne vous mettent pas seuls en péril. Ils sont redoutables pour l’humanité tout entière. La libération de l’énergie nucléaire est plus facile que vous ne le pensez. Et la radioactivité artificielle produite peut empoisonner l’atmosphère de la planète en quelques années. En outre, des explosifs atomiques peuvent être fabriqués à partir de quelques grammes de métal et raser des villes. Je vous le dis tout net: les alchimistes le savent depuis longtemps… »

L’interlocuteur de Jacques Bergier, ayant évoqué l’alchimie, ajouta:

« Je sais ce que vous allez me dire, mais c’est sans intérêt. Les alchimistes ne connaissaient pas la structure du noyau, ne connaissaient pas l’électricité, n’avaient aucun moyen de détection. Ils n’ont donc pu opérer aucune transmutation. Ils n’ont donc jamais pu libérer l’énergie nucléaire. Je n’essaierai pas de vous prouver ce que je vais vous déclarer maintenant, mais je vous prie de le répéter à Monsieur Helbronner: des arrangements géométriques de matériaux extrêmement purs suffisent pour déchaîner les forces atomiques, sans qu’il y ait besoin d’utiliser l’électricité ou la technique du vide. »

L’homme lut ensuite un passage de L’Interprétation du Radium de Frédéric Soddy, selon lequel il ne pouvait être exclu que d’anciennes civilisations se soient détruites par un mauvais usage de l’atome. Enfin il reprit :

« Je vous demande d’admettre que quelques techniques partielles ont survécu. Je vous demande aussi de réfléchir au fait que les alchimistes mêlaient à leurs recherches des préoccupations morales et religieuses, tandis que la physique moderne est née au XVIIIe siècle de l’amusement de quelques seigneurs et de quelques riches libertins. Science sans conscience… J’ai cru bien faire en avertissant quelques chercheurs, de-ci, de-là, mais je n’ai nul espoir de voir cet avertissement porter ses fruits. Au reste, je n’ai pas besoin d’espérer. »

Jacques Bergier demanda à son interlocuteur la nature de ses recherches et l’inconnu lui expliqua :

« Vous me demandez de résumer en quatre minutes quatre mille ans de philosophie et les efforts de toute ma vie. Vous me demandez en outre de traduire en langage clair des concepts pour lesquels n’est pas fait le langage. Je puis tout de même vous dire ceci: vous n’ignorez pas que, dans la science officielle en progrès, le rôle de l’observateur devient de plus en plus important. La relativité, le principe d’incertitude, vous montrent à quel point l’observateur intervient aujourd’hui dans les phénomènes. Le secret de l’alchimie, le voici : il existe un moyen de manipuler la matière et l’énergie de façon à produire ce que les scientifiques contemporains nommeraient un champ de forces. Ce champ de forces agit sur l’observateur et le met dans une situation privilégiée en face de l’univers. De ce point privilégié, il a accès à des réalités que l’espace et le temps, la matière et l’énergie, nous masquent d’habitude. C’est ce que nous appelons le Grand Oeuvre. »

ban_jv_fulcanelli

à suivre ici

Publicités