Oswald Wirth au Château des Avenières

Le tarot figurant dans la chapelle dorée s’inspire pour une large part du Tarot dit de Marseille mais aussi de celui publié peu auparavant par Oswald Wirth, Helvète d’origine et connaissant donc bien la région (le Tarot des Imagiers du Moyen Age) qui a vraisemblablement séjourné aux Avenières ainsi qu’il l’écrit l’écrit lui même, comme on peut le voir dans cet extrait.

Wirth rédige un livre sur le tarot à la demande de son maître Stanislas de Gaita. Il envoie le manuscrit en 1922 à un imprimeur qui le perd !  Wirth y voit un signe du destin et se remet au travail. Le livre définitif est publié en 1926. Une première publication eut lieu cependant dès 1889 et c’est donc celle-ci qui a du inspirer le Maître des lieux, Assan Dina. On trouvera en effet de nombreuses similitudes entre ces deux tarots et surtout la présence ophidienne d’un serpent dont le symbolisme avait attiré toute l’attention d’O Wirth.

Note : en fait on sait très peu de chose sur lui et sa véritable biographie reste à faire : un livre majeur est toujours non paru ou épuisé : Qui est régulier ? Le pur maçonnisme sous le Régime des Grandes Loges inauguré en 1717, (1938). Un livre qui aurait aujourd’hui toute sa place ! … et nous ne pouvons que citer cet autre extrait prophétique sur l’état actuel de cette vénérable institution

« Or, lorsqu’une tradition a cessé d’être comprise, elle ne vit plus dans les esprits. En tant qu’observance servile, elle peut se maintenir transitoirement; mais ce qui manque de cohésion rationnelle ne tarde pas à se disloquer, car tout cadavre tend à se décomposer… Ces formes creuses dont l’esprit s’est retiré, ces écorces mortes, mais persistantes en raison même de leur dessèchement, figurent ce qui se maintient à l’état cadavérique, en tant que superstition, au sens étymologique du mot. Il convient, en effet, d’appeler superstitieux tout ce qui tient debout sans justification logique, comme, par exemple, les rites perpétués par habitude ou par respect du passé, alors que nul ne sait plus à quoi ils correspondent. Hiram est l’intelligence qui anime la tradition maçonnique : il revit en nous dès que nous comprenons tout le mystère de la Maçonnerie, en nous rendant exactement compte de la raison d’être de ses usages symboliques »

Wirth extrait

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