Le tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx

angelot

Il est plus que vraisemblable que le tarot des Avénières a été conçu sous la double influence d’Oswald Wirth et d’E.Falconnier dont les ouvrages figuraient dans la bibliothèque d’Assan Dina (voir notre ouvrage, le Tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx)

Le Tarot, du sanscrit TAR-O, étoile fixe (proba­blement la polaire qui dans l’astrologie antique symbolisait la tradition immuable) n’est autre chose que la synthèse théosophique et symbolique du dogme pri­mitif des Religions en même temps qu’une méthode simplifiée d’Astrologie, retrouvées par le Mage Her­mès surnommé trismégiste qui était hiérophante des Temples de Thèbes, 2000 ans, avant JC, où il se servait du (Tarot comme instrument augural ; il était  alors gravé sur 22 lames, d’or, qui portaient en plus des hiéroglyphes symboliques, les figures de l’alphabet hiératique des Mages correspondant à un nombre sacré (science magique des nombres) on y voyait aussi les signes du Zodiaque et des sept Planètes, il fut à peu près complètement détruit lors de l’invasion des Perses, sous Cambyse ; il était également reproduit en peintures murales sur les parois des cryptes des grands Temples qui servaient aux initiations des profanes qui venaient se faire recevoir au collège des Mages, il était gardé par un prêtre appelé Pasto­phore, qui en expliquait le sens symbolique seule­ment, aux Néophytes; les Clés divinatrices n’étaient dévoilées qu’à ceux qui parvenaient aux plus hauts grades du sacerdoce d’Isis et sous peine de mort pour qui en révèlerait les mystérieux arcanes. (D’a­près Hérodote), le principal sanctuaire initiatique se trouvait près du lac Moeris et portait le nom de Labyrinthe, il fut construit par les rois Memphites. (Clément d’Alexandrie).

papesseArcane de la Papesse, commentaire de Falconnier.  La science occulte entre deux colonnes du temple qui représentent le Bien et le Mal, elle est couronnée du croissant lunaire et a la face voilée, ce qui signifie que la vérité n’est pas visible pour le Profane, elle a sur la poitrine la Croix solaire emblème de la génération universelle et tient sur ses genoux un papyrus qu’elle couvre de son manteau pour indiquer que les mystères de la science sacrée ne se dévoilent qu’aux Initiés. La tiare qui la coiffe signifie la puissance de l’intelligence éclairée par la sagesse (croissant lunaire), elle est assise, ce qui veut dire que la science unie à la, sagesse et à la volonté, est immuable.

On retrouvera les éléments de cette carte dans la mosaïque des Avenières.

Dans les cérémonies du culte public on promenait processionnellement les figures du Tarot augural sous formes de statuettes à têtes d’animaux, car pour le vulgaire le symbolisme n’était pas le même que pour les Mages. C’est ainsi qu’Osiris : le soleil, était représenté avec une tête d’épervier et Isis, la divinité, par une statue voilée de noir, avec cette inscription :

JE SUIS TOUT CE QUI A ÉTÉ, TOUT CE QUI EST ET TOUT CE QUI SERA ET NUL MORTEL N’A PU LEVER MON VOILE !

 La Papesse(d’après Jamblique, de symbolis et mysticit aegypliorum), trad. : le grand Hiérophante faisait por­ter devant lui par des prêtres appelés- Horoscophores les 22 livres sacrés, contenant les lois, l’histoire des rois, la théologie astro-mythique sacrée des Mages (d’où est tirée l’explication des Hiéroglyphes), d’après Manéthon, Origène et Choeremion.

Pour le public, la religion des Mages était symbolisée par un oeuf, le jaune représentait le monde divin, le blanc le monde spirituel, la coque, le monde matériel et la forme elliptique donnait la théorie du système astronomique (Plutarque, de Iside et Osiride) car les Mages étaient aussi de savants astronomes et construisaient dans les cavernes de la grande pyramide de Kéops des sphères armillaires, des astrolabes et des plans d’orbites, dont se servit Ptolémée pour établir son système qui est faux en astronomie mais vrai en astro­logie (Porphyre, De Antro Nympharum) l’univers était représenté par une étoile à cinq pointes, d’où est venu le « pentagramme » des Grecs, le Grand Tout, le Dieu Pan, (d’après Apollonius de Tyane). Il suffit de comparer ces deux illustrations pour voir comment Assan Dina a transposé les éléments de Falconnier.

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