Odyssée de la femme solaire

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L’odyssée de la femme solaire :  les étapes du féminin.

Si Hegel avait pu résumer dans sa grandiose Phénoménologie de l’esprit l’odyssée de la conscience, celle-ci n’en était pas moins de parti pris car elle ne voyait cette odyssée que du point de vue étroit de l’Homme pris dans un sens sui generis et donc vidé de sa fonction bipolarisante. Nous arrivons aujourd’hui à la fin des différents cycles bipolaires qui ont animé la roue du devenir de l’espèce humaine et il semble urgent de prendre à bras le corps le problème du féminin comme de son éventuel dépassement qui devient de fait le dépassement du seul aspect mâle de l’homme également.

Dans ces différents cahiers nous tentons de dégager de la masse énorme de données quelques traits essentiels de la pensée mythique en rapport avec le Féminin.
Selon la thèse avancée par Marija Gimbutas, la culture gynécocratique se serait développée pendant quelques vingt mille années dans une zone qu’elle a appelée la Vieille Europe. D’après M. Eliade, les monuments mégalithiques situés en France, Grande-Bretagne, Espagne, Portugal et Scandinavie, seraient des témoins, plus tardifs certes, d’une culture matriarcale disséminée.

La présente étude n’a pas la prétention d’être une étude exhaustive de la religion de la Mère et du symbolisme de la Femme dans l’histoire de la mythologie mais un repérage des principales étapes sur la voie du Féminin.
A partir de l’époque où les sociétés gynécocratiques ont cessé d’exister et où le culte de la Déesse s’est étiolé (bien qu’il n’ait jamais disparu complètement) et fut remplacé par la religion du Père, le Féminin – ou l’anima- trouva sa place et son expression, non plus dans le vécu d’une participation charnelle et mystique avec la nature, mais dans une représentation plus abstraite telle la Sophia, la Shekina, et l’Ame du Monde, exprimant par là le besoin profond, ressenti par le psychisme, d’une puissance compensatrice.
Dans un autre cahier, la question très complexe de l’anima, est abordée. C’est une question de civilisation ; l’école jungienne est la seule à s’y être intéressée du point de vue analytique.
Jung a distingué quatre stades de développement de l’anima : Eve, Hélène, Marie, Sophia. Dans ces cahiers sont également présentées, à la suite des figures plus élémentaires, les représentations plus élaborées débouchant sur la notion « d’âme du monde ». Car la notion d’anima implique toujours quelque chose de transpersonnel qui dépasse le moi.

Tout ce qui touche à l’anima est numineux, c’est-à-dire inconditionné, dangereux, tabou, magique (Racines de la Conscience). Et plus loin, il rappelle qu’on ne peut aborder l’anima sans aborder l’animus, car ils forment un couple d’opposés, ce qu’avait bien compris l’Antiquité en célébrant le mariage sacré. C’est dans la mythologie que la dynamique de ce couple est la mieux décrite.
Enfin, il apparaît qu’en cette fin de millénaire, la question de l’intégration de l’anima revêt une importance particulière ; l’anima permet d’établir la relation entre l’homme et le monde, et entre l’homme et son monde intérieur. C’est toute la problématique de l’introversion et de l’extraversion qui se pose.

Faut-il insister sur le fait que seul un changement d’attitude venant de l’intériorité pourra résoudre les difficultés avec lesquelles l’humanité est confrontée ?

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