La croix cyclique d’Hendaye et son ultime message

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A Hendaye, petit village basque se situant à l’embouchure de la Bidassoa s’écoulant sur l’océan atlantique fut érigée une croix singulière qui fit couler beaucoup d’encre. Pourtant cette croix n’a rien de basque (les croix basques sont discoïdales) et de plus comporte quelques erreurs assez grossières mais assez évidentes pour avoir attiré l’attention des érudits. L’information parvint ainsi jusqu’aux oreilles de l’Adepte qui voulut en savoir plus. Elle – la croix -incarne une conception du jour dernier appelé aussi chiliasme. Son histoire, Qui l’a conçu et pourquoi, vous est donc conté au travers de ce cahier hors série. Il est encore plus surprenant d’apprendre qu’en fait plusieurs croix de ce type furent conçues mais pour des raisons ignorées, ce programme resta en plan et nous devons donc nous contenter d’autres modèles inaboutis … De cela on peut conclure provisoirement que cette croix répondait donc à une commande spéciale et réfléchie et ne doit rien au hasard !

Dans la seconde édition du Mystère des cathédrales, un nouveau chapitre est ajouté sans aucun rapport avec le reste du corpus. Il vient du fait qu’il fut ajouté par Eugène Canseliet, disciple de Fulcanelli, après la mort de son maitre. Ce chapitre aurait dû faire – car le conditionnel est de rigueur – partie d’un troisième ouvrage de Fulcanelli après le Mystère des cathédrales et les Demeures philosophales, paru en 1929. Ce troisième ouvrage devait s’intituler Finis Gloriae Mundi, étude sur les symboles millénaristes, probablement, recherches sur la fin du monde et eschatologie alchimique ou plus simplement la vision d’un savant sur le destin de notre planète ?  Nul ne peut le savoir puisque Fulcanelli reprit un soir à Canseliet toutes les notes qu’il lui avait confiées et qui disparurent à tout jamais avec sa mort. Enfin c’est ce que Canseliet affirme et il nous faut donc le croire sur parole.

En effet, Canseliet était chargé de rédiger et de mettre en forme les notes manuscrites et les croquis de son maitre. Pourquoi alors que la rédaction du nouvel ouvrage avançait, Fulcanelli reprit-il brusquement à son disciple toutes ses notes, soigneusement rangées dans un dossier ? Selon la légende soigneusement entretenue par le disciple de Savignies, le maître fut probablement inquiet des révélations qu’il allait publier et de l’interprétation que n’auraient pas manqué d’en faire les lecteurs. Détenait-il les preuves d’un cataclysme proche ? mais en est-on si sûr et l’on peut se demander si cette reprise du document est à prendre à la lettre. Peut-être n’a t-il existé que de façon parcellaire au travers des quelques chapitres qui nous sont parvenus et disséminés danes les deux ouvrages comme de petites pierres sur la trace desquelles nous retrouvons non sans difficulté notre chemin : La croix d’Hendaye, le chevelier de l’apocalypse de Melle (l’embrasement), Dammartin sous Tigeaux (l’âge d’Or), Paradoxe du progrès illimité des sciences et enfin l’Atlantide : ce sont tous des textes qui devaient former le fameux Finis Gloriae Mundi plus quelques autres comme un chapitre sur le retable de Colmar et un autre sur le tableau de Miguel de Mañara à Séville …
De toutes les notes de Finis Gloriae , il ne restait plus, pour les avoir oubliées, peut-être, entre les mains du disciple, que les notes et les dessins sur la croix cyclique d’Hendaye ainsi que les autres chapitres mentionnés qui furent donc ajoutés à la deuxième édition, et les éditions successives, en fin d’ouvrage, du Mystère des cathédrales.

Georges Perec
Georges Perec membre de l’Oulipo

L’ennui c’est qu’autour du disciple il y a beaucoup de disparitions qui au final semblent le conforter comme le seul témoin capable de dire le vrai ! Notre enquête nous amène dès lors à celui qui remplaça Jean-Julien Champagne dans la nouvelle édition : Pierre Jahan.

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Photo de Pierre Jahan, tombeau d’Henri II à la Basilique de St-Denis

Pierre Jahan, fut chargé par l’éditeur Jean-Jacques Pauvert de remplacer les dessins de Jean Julien Champagne par des photographies, comme l’écrit Eugène Canseliet dans sa nouvelle préface : « … exigeante Vérité que Jean Jacques Pauvert, par surcroît, a voulu approcher d’avantage en illustrant, cette fois. la première œuvre du maitre, avec la photographie parfaite des sculptures dessinées par Julien Champagne. Ainsi, l’infaillibilité de la plaque sensible, dans la confrontation de la plastique originale, vient-elle proclamer la conscience et l’habileté de l’excellent artiste qui connut Fulcanelli en 1905 »… Vérité est écrit avec une majuscule.
La réalité est en fait ailleurs car derrière cette première « disparition » (voir les romans de Georges Perec sur la disparition) il s’agissait officiellement  d’illustrer « le plus parfaitement possible » les descriptions de Fulcanelli. Argument spécieux on s’en doute car derrière l’honorabilité du « au nom de la science » de ce remplacement le but était surtout d’écarter définitivement les héritiers éventuels de Jean-Julien Champagne et l’éditeur précédent des droits sur la nouvelle publication du Mystère des cathédrales. Il s’agissait aussi et de façon plus ultime pour Canseliet qui poursuit désormais seul une carrière d’écrivain alchimiste aux éditions J.J. Pauvert, de se débarrasser définitivement de l’ombre de son maitre et de tuer symboliquement le père (Champagne) … ravalé au rang de l’excellent artiste qui connut Fulcanelli en 1905 … car jamais une photographie n’aurait pu remplacer la qualité et la méticulosité des détails que les planches de Champagne fournissaient.

D’ailleurs, par un nouveau mystère, on ne trouvait plus aucune trace des originaux des dessins de Champagne… disparus, eux aussi, avec le Finis Gloriae Mundi.  On se croirait dans l’un des romans du célèbre oulipiste, comme celui qui s’intitulait précisément « la disparition » !
Plus tard, un peu gêné aux entournures, Canseliet se sentira obligé de fournir des explications dans la deuxième publication, chez Pauvert des Demeures philosophales, en ouverture du livre : «Fait éminemment singulier, les originaux du dessinateur ont disparu, sans explication apparente, de la très riche bibliothèque qui appartenait à notre sœur ainée, madame Georges Huyart, et qui est devenue, par héritage, la propriété du docteur en médecine Bernard Drain, notre neveu. »

A notre humble avis, l’histoire du Maître revenant rependre son manuscrit ne tient pas la route une seule seconde !… Soit il l’avait promis à son destinataire mais la mort l’en a empêché, soit le disciple a cru nécessaire de taire ce qui lui restait en sa possession faisant passer sa propre légende au premier rang car les autres chapitres dévoilaient la véritable identité de l’Adepte (notre travail) ce qui ne pouvait avoir lieu sans réduire la gloire naissante de Canseliet.

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Ocruxaves pesunica

Fulcanelli, dans la foulée de Rabelais et des « imagiers » s’est intéressé à ce qu’il appelle la cabale solaire dont on trouve des éléments sauvegardés au sein de l’argot des bâtisseurs. Partant de point de vue il refuse de penser que la faute « Ocruxaves pesunica » soit l’objet d’une erreur ou du hasard. Il faut – précise t-il – écarter toute idée d’une erreur survenue pendant la taille. Or, puisqu’elle existe il importe de considérer que cette erreur apparente ait été voulue en réalité. La seule raison est celle d’un signe mis exprès, voilé sous l’aspect d’une inexplicable malfaçon et destinée à piquer la curiosité de l’observateur ». Fulcanelli poursuit en attribuant à cette lettre S déplacée la forme sinueuse du serpent et son symbole ésotérique de la bête de l’Apocalypse.
Fulcanelli nous renvoie vers les règles du « langage secret », règles de la « Diplomatique » mot d’argot signifiant tout simplement le français, langue traditionnelle de la diplomatie par rapport au latin. Il reprend, en le citant, Grasset d’Orcet, le spécialiste de ce langage secret, langage appelé également « langue des Dieux » ou « langue des oiseaux » pour nous donner sa transformation en français : «Il est écrit que la vie se réfugie en un seul espace », c’est-à-dire, nous dit-il « qu’il existe une contrée où la mort n’atteindra point l’homme à l’époque terrible du double cataclysme. Quant à la situation géographique de cette terre promise d’où les élus assisteront au retour de l’âge d’or; c’est à nous de la rechercher ».

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Avant de poursuivre il importe de savoir que cette croix qui nous présente son dos a été déplacée à deux reprises : d’abord du cimetière où elle se trouvait pour finir sur cette petite place puis de nouveau retournée pour des raisons de pruderie laïcarde afin de cacher l’inscription INRI se trouvant au dos de celle que nous voyons aujourd’hui et qui devait rester invisible au public de passage, mais enfin ce sont les temps nouveaux !…  sic transit !

Dans sa description, le Maître décrit bien « la face antérieure de la croix, celle qui reçut les trois clous horribles fixant aubois maudit le corps douloureux du Rédempteur, elle est déterminée par l’inscription INRI gravée sur son bras transversal ».  Fulcanelli parle bien de « la face antérieure de la croix », celle « qui reçut les trois clous horribles. Cette croix a donc bien été retournée afin de que la « face antérieure » soit contre le mur de l’église ?… Inimaginable t pourtant

Et Fulcanelli de continuer sa description : « Elle (la face antérieure) correspond à l’image schématique du cycle que porte le soubassement» Planche XLVIII de l’illustration dessinée par Jean Julien Champagne. Il continue, «Nous avons donc ici deux croix symboliques, instruments du même supplice: en haut. la croix divine, exemple choisi pour l’expiation : en bas, la croix du globe déterminant le pôle de l’hémisphère boréal, et situant dans le temps l’époque fatale de cette expiation. »
On ne peut être plus clair dans la description et l’interprétation. Mais on ne peut que constater à travers cette description précise que notre croix a été depuis, non seulement déplacée, mais retournée…  hasard ?…  ou, mieux… par erreur ? Ou, tout simplement, volontairement ! Oui, volontairement pour en faire disparaître son interprétation ésotérique.

Fulcanelli rappelle ensuite que «Dieu le Père tient en sa main ce globe surmonté du « signe igné », et les quatre grands siècles, figures historiques des quatre âges du monde… C’est là ce qu’enseigne l’épigraphe INRI, que l’on traduit exotérique ment par Iesus Nazereus Rex Iudeorum, mais qui emprunte à la croix sa signification secrète: Igne Natura Renovatur Integra. Car c’est à l’aide du feu et dans le feu même que notre hémisphère sera bientôt éprouvé. Et de même qu’on sépare, à l’aide du feu, l’or des métaux impurs, de même, dit l’Écriture les bons seront séparés des méchants au grand jour du Jugement. »
L’Adepte ne se trompe pas en rappelant que les initiales INRI revêtent plusieurs explications symboliques, tout comme la croix du Christ. Est-il interdit de croire que Jésus choisit lui-même son destin, la date et la forme de son supplice ? Est-il hérétique de croire qu’il s’inflige à lui-même, fils de Dieu tout puissant, la plus grande souffrance en rémission des péchés du monde ? Est-il devenu insensé de croire au Jugement dernier ? Un jour de colère que ce grand jour…. le reste est à lire dans notre troisième opus ou dans ce cahier tiré à part et envoyé à ceux qui le commanderont en souscription.

Prophétie et eschatologie. Paul La Violette,  physicien, astronome et climatologue, professeur à Harvard est aujourd’hui le président de la Stavbust Foundation, l’une des principales fondations scientifiques et interdisciplinaires des Etats-Unis.

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Professeur Paul Laviolette, théoricien des vagues cosmiques. Le Dr Paul LaViolette est un astrophysicien brillant et non-conformiste, Paul est surtout connu pour ses recherches sur une nouvelle théorie de la matière qu’il appelle cinétique sub-quantique -basée sur la théorie des systèmes – et pour son hypothèse soigneusement argumentée, d’abord formulée en 1983 : Le centre de notre galaxie émet périodiquement des vagues dévastatrices qu’il qualifie de supervagues. Ces supervagues galactiques sont d’intenses bombardements de rayons qui proviennent du centre de notre Galaxie et qui peuvent durer jusqu’à quelques milliers d’années. Paul explique que les preuves astronomiques et géologiques indiquent que la dernière supervague eut une grande incidence sur notre système solaire aux alentours de 12.000/16.000 ans en arrière et qu’elle a entraîné des changements abrupts du climat de la Terre.

Il a écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels Genesis of the Cosmos ou Earth under Aire. La science contemporaine a changé son point de vue et de façon plus conciliante permet de se rapprocher à nouveau, des plus anciennes croyances, et des civilisations passées. « Ce que nous prenions pour de la superstition ou de simples expressions culturelles étaient le fruit d’une grande observation céleste et d’une connaissance avancée, depuis Platon, les Égyptiens, les Grecs et les civilisations de l’Amérique du Sud qui existèrent avant le naufrage d’Atlantide que l’on peut situer vers 12 000 ans avant J-C. »

Et de reconnaître que les études les plus avancées ne s’éloignent pas trop de la tradition orale, des écrits de Platon ou de certains monuments comme la croix cyclique d’Hendaye. Croix qui suggère, comme le soulignent deux auteurs américains qu’il y eut bien une a double catastrophe », c’est-à-dire céleste et terrestre. Une double catastrophe qui ne devrait pas manquer de se reproduire à une date prévisible par la simple observation et prévision de la galaxie ou par le déchiffrage de la croix d’Hendaye. Non pas un nouveau déluge mais une destruction par le feu, comme prévu et comme annoncé malheureusement (pour nous ou nos descendants un jour)

à suivre …

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