L’Alchimiste de la République

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« Les Demeures Philosophales parurent au mois d’octobre 1930 : j’étais moi-même auprès du Maître depuis 1915. Que dire de ce dernier ? que sais-je au juste, sinon que son savoir était immense !
Si en Héliopolis, je me trouve toujours et très sévèrement soumis, par le serment à l’ancestrale discipline du secret, combien, en revanche, de hauts personnages, libres et puissants, qui eussent pu parler, même confidentiellement, se turent, comme liés par un tacite accord! Il importe qu’on sache, en particulier, que Fulcanelli, dans sa jeunesse, était reçu par Chevreul, de Lesseps et Grasset d’Orvet : qu’il était l’ami de Berthelot et qu’il connut très bien Curie, son cadet de vingt années, ainsi que Jules Grévy et Paul Painlevé. »

Eugène Canseliet

« Fulcanelli se trouvait dans la cour, en compagnie de René Viviani, de qui la calèche attendait sur l’avenue. Je m’arrêtai pour saluer avec beaucoup de déférence, car je savais la qualité du visiteur et l’amitié qui l’unissait intimement à son très cher Fulcanelli. » Eugène Canseliet

Note : La rencontre eut lieu avenue Montaigne à Paris en 1919, René Viviani fut président du conseil de 1914 à 1915, puis ministre jusqu’en 1917. C’est lui qui eut la redoutable tâche de déclarer la mobilisation générale en 1914. De quelle façon Fulcanelli eut-il à faire avec l’homme d’Etat, c’est ce que nous expliquons également dans l’ouvrage et comment se noua cette grande amitié.

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Dans le chapitre intitulé « Le laboratoire imaginaire » l’Adepte Fulcanelli se gausse de la vision que se fait le public de l’alchimiste : « L’alchimiste ? — Un vieillard méditatif, au front grave et couronné de cheveux blancs, silhouette pâle et ravagée, personnage original d’une humanité disparue et d’un monde oublié ; un reclus opiniâtre, voûté par l’étude, les veilles, la recherche persévérante, le déchiffrage obstiné desénigmes de la haute science. Tel est le philosophe que l’imagination du poète et le le pinceau de l’artiste se sont plu à nous représenter.« 

et de conclure au final :

« Tel est le tableau légendaire de l’alchimiste et de son laboratoire. Vision fantastique, dépourvue de vérité, sortie de l’imagination populaire et reproduite sur les vieux almanachs, trésors du colportage.« 

Les laboratoires de notre alchimiste sont d’une toute autre nature puisque ce furent ceux que la République lui mis à disposition au travers des grandes écoles où il enseignait par ailleurs ! .. de là il nous observe, de son empyrée il doit bien jubiler de savoir que ces ragots ont encore cours et alimentent une fiction de troisième niveau et digne des séries télévisées à destination d’un public ignare.

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Depuis Jacques Cœur, Jean Bourré, Les frères Lallemant et tant d’autres comme la famille Gondi, ils furent nombreux à servir de conseillers ou de grands argentiers auprès du Prince ou du Roi. La troisième république n’échappa pas à la règle et le premier d’entre eux fut sans conteste le premier parmi eux sous son nom adeptal de Fulcanelli. Nous en racontons l’histoire vue de son époque dans ce deuxième opus de 265 pages.

L’ouvrage se décompose en trois parties + un épilogue avec rebondissement :

  • Les alchimistes de la République
  • L’entourage du Maître et le rôle du Chat Noir sur la butte sacrée
  • Les éléments qui justifièrent et expliquent le Finis Gloriae Mundi
  • Un rebondissement ! mais l’ouvrage recèle de nombreuses révélations

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