Aux sources de la langue des Oiseaux : les dactyles et la tradition pélasgique

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« Je ne sais ni lire ni écrire, je ne sais qu’épeler mais donnez moi la première lettre …»

et comment les Crétois dans le sillage des Pélasges ont connu l’alphabet sacré : le fil de l’alphabet conduit à Tartessos  au 4ème millénaire av. JC avant d’aboutir sur les côtes d’Irlande dans sa forme presque originelle …

Pendant longtemps l’écriture était interdite et réservée à la caste des grands prêtres. Les dactyles reçurent le précieux enseignement de la part des Pélasges mais c’est une longue histoire qui plonge ses racines au plus profond des sources sacrées de tout l’Occident allant de l’Inde aux Atlantes. Dans un premier temps nous évoquerons tout d’abord le procédé dit « dactyle » avant d’en décrire la genèse.

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Selon la légende c’étaient des hommes industrieux ; en qualité de prêtres, ils offraient à Rhéa ou la Terre, des sacrifices dans lesquels ils portaient des couronnes de chêne. Après leur mort, ils furent honorés comme des dieux protecteurs ou dieux Lares. On les appelait « les Doigts du mont Ida », sans doute parce qu’ils avaient leurs forges dans cette montagne, et qu’ils étaient dix, comme les doigts des mains. La légende des dactyles est reliée directement aux origines de l’Alchimie. En effet ils travaillaient les métaux et connaissaient l’usage du fer. Pour l’étude des formes primitives de la religion grecque, ils permettent d’entrevoir des confréries, des sortes de sociétés secrètes, jalouses de leurs secrets de métier dont les origines se rattachent aux débuts de la métallurgie ; c’est dans ce milieu qu’il faut chercher l’origine des clans sacerdotaux que leur désignation, à l’époque historique, qualifiait encore comme dotée d’un pouvoir sur les phénomènes atmosphériques ; les initiés de ces confréries acquéraient, par leurs danses rituelles, le gouvernement de la nature

L’interdiction d’écrire fut pendant longtemps un tabou religieux. Les envahisseurs protoceltes en Occident, devenus peut-être gens pratiques au cours de leurs pérégrinations, se dirent que puisqu’il était religieux, il ne devait pas s’appliquer à la vie profane. Ils acceptèrent dès lors d’utiliser les écritures qu’ils rencontraient, pour les usages de la vie courante, mais continuèrent de les interdire pour ce qui concernait la description des rites et les paroles d’initiations traditionnelles. Cela pouvait, du reste, s’appliquer à beaucoup de choses telles que chants, contes, véritables noms propres, etc., et l’on peut alors comprendre que l’enseignement des druides pouvait durer une vingtaine.

Mais cette interdiction de fixer noms de divinités, noms personnels et formules par écrit supposait la mise au point d’un procédé mnémotechnique pour éviter de les oublier. C’est ici que l’on voit réapparaître les cinq doigts. Plus tard, les Grecs appelleront «Dactyles » les anciens prêtres ou druides qui auraient inventé le procédé. Certains prétendront que ces Dactyles étaient nés des doigts que Rhéa (ou Héra, c’est-à-dire la Terre Mère des Pélasges, l’Hellade) aurait enfoncés dans le sol pour calmer ses douleurs alors qu’elle était enceinte de Zeus (par conséquent, à l’époque, où l’Hellade était envahie). Mais d’autres prétendront que les Dactyles vivaient déjà en Phrygie (Anatolie) bien avant la naissance de Zeus. En somme, selon ces derniers, le procédé mnémotechnique ne serait pas indo-européen; il aurait existé bien avant l’arrivée des Protoceltes en Anatolie ou en Hellade. C’est d’ailleurs assez probable car, s’il avait été Indo-Européen, il aurait dû être enseigné également en Inde par les Aryens. Or on n’en trouve pas trace, à part l’invention des cinq frères Pandava, mais eux-mêmes n’enseignent rien, au contraire des Dactyles occidentaux ; ils ne transmettent aucun procédé mnémotechnique.

Selon Pausanias, les cinq Dactyles se seraient appelés Héraclès, Paéonaéos, Épimédès, Iasios et Acésidas. Mais d’autres auteurs donnent d’autres noms. Ce qui nous intéresse, dans cette liste, c’est que les noms ont été conservés par la chiromancie pour désigner les doigts dans le même ordre. Héraclès, le pouce, symbole de force et de virilité ; Paéonaéos, l’index, « libérateur du mal », doigt de la chance : Épimédès, «qui pense trop tard », le médius ou « doigt du fou » qui rappelle les vicissitudes des Pandava à la suite de la conduite insensée de Yudhisthira médius aussi bien que la lenteur d’esprit de Cronos Saturne dans sa lutte contre Zeus (les Latins appelleront le médius « doigt de Saturne »); lasios qui est le « doigt-médecin » (ou d’Apollon, car Apollon. dieu de la beauté, était égale­ment un dieu guérisseur); enfin Acésidas (« Celui du mont Ida ») qui deviendra doigt d’Hermès, puis de Mercure, conducteur des âmes et, par conséquent, leur porte-parole, donc doigt des augures.

Chaque doigt de la main a trois phalanges et un « mont » ou relief musculaire à sa base, ce qui fait quinze phalanges et cinq monts. Les Dactyles eurent l’idée de « ficher » sur chaque phalange un mois lunaire. Mais il n’y a que treize mois lunaires dans l’année alors qu’il y a quinze phalanges à pourvoir. Ils dédoublèrent alors deux mois en deux quinzaines. Puis, sur chaque mont, ils fichèrent un jour notable : les deux solstices et les deux équinoxes, plus le «jour en trop» (d’où notre expression «un an et un jour »).  Un rapide calcul donne : 11 mois complets de 28 jours + 4 demi-mois de 14 jours + deux équinoxes et deux solstices = 364 jours.

Il manque un jour pour aboutir à 365, d’où l’idée de ce fameux «jour en trop ou en plus », celui où sera tué le roi sacré, incarnation de la nature pendant l’année solaire.

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parvenu en Irlande l’enseignement du procédé des dactyles fut recueilli par les druides, ici tout fonctionne par 5 comme les 5 doigts de la main. Au centre nous avons fait figurer les deux phonèmes I (Iakin) et B (Oazz ou booz ou azas, ) dernier vestige de la langue des oiseaux car ces deux phonèmes sont aussi le nom des deux colonnes du Temple de Salomon et permettent de prononcer le nom de Dieu.

Les légendes grecques attribuent la tradition dactyle soit aux Pélasges, en sol hellène, soit aux Phrygiens, en sol anatolien ; mais certainement pas aux Indo­-Européens.

Bien avant – 2000, la tradition dactyle naît ou se développe en Phrygie, sur le mont Ida, chez les Hatti et peut-être, en particulier, chez les forgerons du fer dont la déesse protectrice était Rhéa. Les Hatti n’étaient pas Indo-Européens.

Aux alentours de – 2000 arrivent les Indo-Européens qui s’unissent avec la population hatti et enfantent ainsi les Hittites. Ces Hittites (Zeus, Poséidon, Hadès) vont conquérir l’Hellade, avec effusion de sang bien souvent, et y enseignent aux Pélasges la tradition dactyle apprise en Phrygie où ils ont pourtant créé une écriture plus ou moins hiéroglyphique pour leurs besoins autres que rituels. Ce serait à ce moment que Rhéa, devenue déesse pélasge ou qui l’était déjà, enfonce ses doigts dans le sol et enfante les Dactyles prétendus grecs désormais.

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à suivre dans le livre : l’Enigme des Pélasges et la Tradition Primordiale

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