Les peuples de la mer et la Tradition primordiale

Hällristningar

Les Peuples de la mer est un nom sous lequel est connu un groupe de peuples de l’âge du bronze qui migrèrent vers le Moyen-Orient vers 1200 av.J.C. Ils naviguèrent le long de la côte orientale de la Méditerranée et attaquèrent tous les peuples jusqu’en Égypte. Il existe peu de documents sur ces peuples qui nous renseigneraient sur leurs origines, leurs noms, et la manière dont ils sont devenus une telle force compacte alors que divisés au départ. D’autre part, les textes anciens racontent souvent l’histoire en partie. L’archéologie aide à comprendre les situations qui peuvent contredire les textes, mais les données provenant des fouilles sont aussi rares dans ce domaine.

Le nom Peuples de la mer est du à l’égyptologue Emmanuel De Rougé (1811-1872), qui l’utilisa pour la première fois dans le milieu du XIXe siècle pour désigner les différents peuples qui apparaissent dans les textes et les inscriptions Égyptiennes, trouvés à Médinet Habou et datés de la fin du Nouvel Empire (1549 ou 1540-1080), et qui avaient été traduits par John Baker Greene comme : les îles de la mer.  Plus tard, Gaston Maspero réinventa le terme, basé sur la théorie avancée par E.De Rougé et il conclut : « Les Peuples de la mer sont les composantes de la grande migration qui a voyagé de la mer Egée à la Méditerranée orientale… ».

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Les gravures du Bohuslän – 1500 av JC. Les figures que l’on remarque le plus sont les navires, petits et grands, de quelques dizaines de centimètres ou plus exceptionnellement de 2 ou 3 mètres (le plus grand a quand même 4,5 mètres de long). L’équipage est le plus souvent réduit à de simple traits verticaux, mais on distingue parfois des hommes armés. L’arrière et l’avant des bateaux sont fortement relevés et parfois surmontés de bêtes fantastiques.

Les Peuples de la mer ou Peuples habitant les îles ou les Peuples du Nord doivent donc surtout leurs noms aux textes Égyptiens. Le Pharaon Mérenptah (1213-1203) dans son inscription à Karnak les qualifia en l’an 5 de son règne (soit 1208), « les envahisseurs venus du Nord » de « pays étrangers » ou « peuples de la mer »). Le nom Peuples de la Mer continua à être utilisé par tous les scientifiques tout au long de l’histoire, bien qu’en 2005 il fut remis en question par quelques chercheurs qui même nièrent son existence, avançant l’hypothèse plus qu’aventureuse que ces peuples sont une « légende » inventée par des chercheurs du XVIII et XX siècles ?..

Leur origine …

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Bas relief de Médinet Habou, captifs philistins de la bataille navale de Ramses

Les fresques de Medinet Habou datent de – 1200 et sont le témoignage des incursions tardives des peuples de la mer mais il faut en fait remonter de plusieurs millénaires pour comprendre que les premières incursions eurent lieu vers – 4000 , – 4500 ans soit quelques millénaires auparavant. Les peuples de la mer ont en réalité diffusé la culture pélasgique également connue sous le nom de Tradition Primordiale, cette civilisation d’essence matriarcale, maritime et les artisans des sites mégalithiques disséminés sur tout le pourtour méditerranéen jusqu’en Irlande qui fut sans aucun doute l’ultime comptoir !

à suivre …

Les fresques de Tanum, témoignage et écho lointain de l’Atlantide ?

«  Chez les Vanes qui habitent près des rivages,  la cueillette des coquillages  s‘amplifie, puis vient la pêche en mer. Ils enterrent leurs morts dans la position du fœtus car ils s’adonnent toujours au culte de la  Déesse Mère,  Veneris, la Lune/ Diane/  Venus,  vénérée dans des grottes sources depuis des temps immémoriaux.  « Puis leurs cérémonies se font dans les clairières-németons par les nuits de  pleine lune et enfin dans des temples ronds à colonnade car leurs cultes et leurs calendriers évoluent et deviennent luni-solaires, mais ces peuples donnent toujours la  priorité à Diane qui rythme leurs travaux des champs. À son image lunaire, ils privilégient leur intelligence réflexive mais ils la vénèrent maintenant lors de leurs grandes fêtes initiatiques de plein air qui ont lieu dans une clairière élevée les nuits de pleine  lune.

« En fait, les Vanes sont “les meilleurs” de ces petites Teuta/ ethnies : ils  ont des divinités  toujours jumelées comme les dieux doubles Freyr et Freyja symboles de fécondité, et Njördhr et Nerthus, la Terre Mère et, aussi, sans jeu de mot,  la Terre Mer, l’Océan. C’est ainsi qu’ils patronnent l’eau et la terre dans leur symbole en esse “de Sable et d’Argent” que l’on retrouvera  bien plus tard jusqu’en Corée.

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Derrière la lutte entre entre les Vanes et les Ases, les guerres de fondation avec ses enjeux. On retrouve les mêmes représentations dans des fresques jusqu’en Libye. Les Vanes sont des pré-indoeuropéens et forment le groupe des pré-celtes. Ase en revanche est un terme issu de l’hindou et signifiant « vie ». la lutte séculaire entre les Vanes et les Ases témoigne du grand cataclysme boréen connu également sous le nom de mythe de l’Atlantide et son engloutissement sous les flots. Étymologiquement Ase signifie « ceux de l’estuaire »

« Depuis ces ancêtres Maglemosiens ou Hambourgeois, une grande civilisation  maritime se créera en Mer du Nord et ce sont très probablement ceux que Platon appelait les Atlantes ou peuple d’Atlas. Les“émigrant” (Wandel) – ceux de leurs cousins condamnés à “voyager” comme des grues ou des cigognes, par la pression démographique ou (et) les modifications climatiques, voire de récurrentes montée des eaux s’installent dans les grandes îles de la Méditerranée sous le nom de Pélasges !  Tristan Mandon

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