en Sagesse et en Force : le mystère du nombre 28

Au commencement Dieu crée le Ciel et la Terre.

Des nombres et du chiffre de la Femme  :

Pythagore met en évidence trois catégories de nombres :

  • Les nombres parfaits
  • les nombres excessifs
  • les nombres imparfaits

Quand la somme des diviseurs d’un nombre est plus grand que le nombre lui même, celui-ci est appelé nombre excessif. Ainsi mes diviseurs de 12 étant 1,2,3,4 et 6 celui ci est appelé nombre excessif parce que la somme de ses diviseurs est 16.

En revanche quand la somme des nombres d’un diviseur est moindre que le nombre lui même, celui-ci est appelé imparfait.

Les nombres parfaits sont rares : ce sont ceux dont la somme des diviseurs correspond au nombre lui même. Ainsi 6 qui a comme diviseur 1,2,3 parce que 1+2+3 = 6. Entre 0 et 100 il n’en existe que trois qui sont 6, 28 et 496. Le quatrième vient loin après et il s’agit de 8 128. le cinquième est 33 550 336 et ils sont ensuite de plus en plus rares …

Le livre du Zohar insiste toujours sur cette structure du premier verset par l’expression : « au commencement » soit les 28 lettres de la création du commencement : kaf-hèt atvan de maassé beréchit.

Dans d’autres textes, il est longuement évoqué le nombre 28. L’on y note que ce nombre s’écrit en hébreu kaf-hèt, deux lettres qui signifient la « force ». Le mot hokhma, la « sagesse », est lu comme koah-ma, expression qui peut signifier la force du quoi, c’est-à-dire la force du questionnement ou  « qu’en est-il du 28 ? ». Comme si l’interrogation sur ce nombre 28 était en soi une forme particulière de sagesse.

Le grand commentateur Rachi ne s’y trompe pas, qui consacre son premier commentaire sur la Genèse par une évocation de cette force-28. Il cite le verset 6 du Psaume 111 qui dit : « Koah maassav higuid léamo. » (C’est la force (koah) de ses actions qu’il raconte à son peuple.)

Les kabbalistes font remarquer que le nombre des phalanges de la main est de 14. Ce nombre s’écrit en hébreu : 10 + 4, c’est à-dire yod-dalèt, précisément le mot : yad, « main », (dalet)

Le mot « main » serait ainsi le résultat de l’articulation entre le corps, les chif­fres et les lettres. La structure anatomique de l’organe (quatorze phalanges) énonce un nombre (14) qui devient lettres et mots (yod-dalèt yad). Rabbi Nahman de Braslav explique, à partir de ces remarques, l’importance de frapper dans les mains pendant la prière.

En effet, les deux mains réunies (14 + 14) produisent la somme de 28, nombre qui s’écrit en hébreu :

  • 20 + 8,
  • c’est-à-dire                                   kaf-hèt,
  • formant ainsi le mot                    koah, force

Cette « force » est celle qui a permis de faire passer le monde du néant à l’être. Remarquons que si l’on prend 28 et qu’on le multiplie par 20 (première des composantes de 28), on obtient 560, qui correspond au mot yifat qui veut dire « splendeur » et est synonyme du mot zohar.

20 x 28 = 560 = splendeur

Si on multiplie 28 par 8, qui en est sa seconde composante, nous obtenons 224, qui correspond à la valeur numérique du mot « chemin », dérèkh. 8 x 28 = 224 = chemin

Le nombre 28 est un nombre parfait qui nous renvoie à la dynamique de la splendeur, à la voie de la splendeur : dérèkh hazohar.

Remarquons aussi que le mot ahava, amour, lorsqu’il est lu selon la gue­matria dynamique est aussi égal à 28 : en effet, en hébreu, ahava s’écrit des lettres aleph-hé-vèt-hé ; ce qui donne en guematria cumulative dynamique :

  1. aleph                                                    1
  2. aleph-hé                                               1 + 5 = 6
  3. aleph-hé-vèt                                        1 + 5 + 2 = 8
  4. aleph-hé-vèt-hé                                1 + 5 + 2 + 5 = 13 Total = 28

En fait ce nombre 28 semble être à la source de bien des mystères et on  le retrouve dans tous les domaines, et il occupe chaque fois une position de « clef de voûte » : en mathématique, c’est le 1er nombre parfait (le 6 est le 1er chiffre), la somme des cinq premiers nombres premiers, mais également des 7 premiers chiffres, et en physique nucléaire, le 28 est qualifié de « nombre magique ».
En biologie humaine, il existe 28 os dans le crâne et autant dans une main, 28 phalanges aux doigts, 28 vertèbres dans la colonne vertébrale autour de l’os sacré. Les dents de sagesse disparaissant avec l’évolution, nous disposerons bientôt tous de 28 dents, nous possédons 28 000 gènes dans notre génome, notre peau met 28 jours à se renouveler, nous possédons 7 chakras principaux dotés chacun de 4 polarités et, chez la femme, la durée du cycle des ovulations est de 28 jours.

Les 28 phalanges portent chacune une syllabe du nom de Dieu. Les mains jointes permettent la connexion avec le monde de l’Au-delà.
Le 28 est un nombre à la fois lunaire et solaire, il a été honoré à la fois à Stonehenge et à Jérusalem, encensé dans l’astrologie, les alphabets ou les calendriers chinois, mayas, indiens d’Inde et d’Amérique, ainsi que chez les Égyptiens, les Japonais, les Hébreux, les Coptes, les Arabes, les Perses, les esséniens et bien d’autres. Il est omniprésent au sein des religions : Gautama, le 28e Bouddha, a médité 28 jours sous son figuier ; au cours d’une messe, le prêtre effectue 28 signes de croix ; 28 pharisiens accompagnèrent Jésus avant sa mort, et le Scala Santa est composé de 28 marches de marbre blanc. 28 couleurs sont reconnues dans l’Islam et 28 Ized ou génies bienfaisants dans la religion de Zoroastre ; il existe 28 lettres de la création dans le premier verset de la Thora, et le tétragramme sacré YHWH en contient également 28 en écriture pleine.
 D’un point de vue mystique, le 28 désigne l’initié, le 8 qui ramène l’antagonisme des forces cosmiques du 20 à l’unité, car 2 + 8 = 10 => 1 + 0 = 1. Il existe 28 niveaux angéliques au-dessus de l’être humain selon les brahmanes, et 28 jours dans la dernière phase du livre des morts tibétain, le Bardo Thodol. Dans la Kabbale, le 28 représente la valeur arithmologique de la force Koah, c’est-à-dire le mariage de l’accompli et de l’inaccompli, la fusion sacrée des ténèbres dans la lumière, la force ultime et absolue, mais aussi la totalité des 7 palais des 4 mondes. Au chapitre 28 de la Genèse, Dieu montre à Jacob l’échelle qui rejoint le Ciel et sur laquelle montent et descendent des anges : c’est encore le symbolisme de l’union divine après le travail de perfectionnement de l’être humain…
phi
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