Archives pour la catégorie Assan Dina

Le mage des Avenières

Arcane XIV, Temperencia : de Némésis à Léthé ou les dessous d’une carte

Tarot de Sforza. Contrairement aux apparences cette lame n’a aucun rapport avec le Verseau. En revanche elle est bien associée à la Lune et à l’Eau comme au Féminin en général.

 

Notre méthode d’investigation des cartes du Tarot est explicité dans l’ouvrage, elle relève de l’iconologie hérité des travaux d’Aby Warburg, telle qu’elle aurait du être appliqué par le critique d’art Erwin Panofsky mais qu’il a tronqué en omettant l’imagination car s’il a bien défini les règles de la signification c’est en grande partie en délaissant l’imagination active (celle qui  n’est pas assimilable à la fantaisie). Cette méthodologie nous permet de montrer que ce qui est important dans l’imagerie du Tarot (la dimension iconologique ou parfois iconique) relève à la fois du montage et de l’intervalle, à savoir le dispositif. Les images analysées n’ont de sens qu’au sein d’une trame perdu qui lui donne son continuum narratif. C’est ce continuum que par de patientes recherches nous avons pu progressivement reconstitué car sans lui on est voué aux errements interprétatifs tels qu’ils ont eut lieu jusqu’à nous. Ce récit était connu auparavant et ne nécessitait pas d’être inscrit dans ce grand livre des arcanes. Tradition orale perdue mais retrouvée…

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Assan Dina et la Noosphère du père Teilhard de Chardin

Assan Dina, Mary Shillito et le chauffeur. Citroën C4 Autochenille Type P17, c’est la même qui servira pour la croisière jaune du père Teiahard de Chardin.

Il n’y a pas que la Citroën qui relie les Dina au Père Jésuite, car en fait les conceptions d’Assan Dina sur la « Self motion » de l’énergie spirituelle anticipent sur ce que Teilhard de Chardin conceptualisera sous le terme de Noosphère. Assan Dina de son côté dans « la Science philosophique » décrira « la matière philosophique » qui est fait un véritable avant goût de la noosphère. Nous en publions l’intégralité dans notre dernier ouvrage « Assan Dina et les clés de son Tarot ».

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(Offre spéciale de lancement)

Ce site affole les boussoles et le professeur Tournesol y aurait perdu son  orientation vers l’Ouest ! … Qui va découvrir que le jardin à la française a été construit de manière à permettre des manifestations particulières aux solstices? Le dernier rayon de soleil, au solstice d’hiver, traverse le bassin avant d’éclairer le fond de la grotte. Au solstice d’été, il éclaire la tête d’une Vénus . Qui pourrait soupçonner que les marches de escaliers monu­mentaux comportent des nombres  significatifs ? Et les arcades de soutènement de la terrasse principale, qui sont tout un symbole: 7 fermées et 3 ouvertes !

Tout un esprit règne sur les Avenières, qui n’a rien à voir avec ni le modernisme, ni le luxe. Cet esprit, il faut aller le chercher dans la tradition indo-pakistanaise – voire sikh – qui relie ce site aux étoiles.

Les Avenières…  Pourquoi les anciens avaient-ils planté de l’avoine à cette altitude (plus de 1000 mètres)? Pourquoi les papes d’Avignon s’arrêtaient-ils à «l’Abergement» (l’hébergement) avant de traverser les Alpes? Pourquoi Cruseilles (la creuzille des alchimistes — la coquille St. Jacques qui fait partie de son blason, surmontée des cinq éléments), le Salève (la Salvetat), le Mont-Sion, ainsi que le soulève René Guenon avec pertinence ?

Les environs des Avenières semblent regrouper une concentration pour le moins inhabituelle de noms de référence ésotérique. Serait-ce un lieu prédestiné ?

Vestige d’une activité passée dans le parc.

Les Avenières sont plus qu’un château de province, perdu dans ses pâturages montagnards aux doux sons des cloches. Les Avenières font penser plutôt au château de la Belle au Bois dormant, réveillée par un prince qui lui a donné à jamais une âme :  Assan Dina, petit-fils du maharaja de Lahore.

Pour le visiteur égaré en ces lieux improbables – s’il a eu la chance de visiteur ce joyau de l’ésotérisme il est d’abord désorienté car les arcanes sont présentés dans un singulier désordre. Bien entendu un tel travail (des milliers d’heures) n’a pas été fait sans le plan secret de son architecte. Celui-ci n’a pas laissé de consigne car enlevé à ce monde avant son heure (cela devrait vous rappeler quelque chose). En 1996 l’auteur de ces lignes avait déjà eu une conversation avec l’ancien propriétaire des lieux et depuis la tâche s’est imposée de révéler au public éclairé le message codé de ces arcanes qu’il faut voir en 3D et selon une autre dimension pour en reconstituer l’architecture cachée. Selon quel patron et quel modèle sinon le cube philosophique, le même qu’un autre Adepte avait déjà mis en exergue dans son livre « les Demeures Philosophales ». On y verra aussi dévoilé pour la première fois quelques clés du Grand Œuvre.

en cours …

 

L’Univers est un œuf, Assan Dina 1917

Avec cette inscription dans la sacristie de la chapelle, Assan Dina clôt et signe son grand livre d’hermétisme.

La figure représentée ici à droite de la sacristie surmonté du Tao est une synthèse de Brahma et de la déesse Laksmi posée sur les flots de la création originelle. Celle-ci représente la terre florissante et prospère. Elle a aussi le sens de cent mille ans d’où les longs chevaux qui ondulent de part et d’autre. Le triple collier renvoie à Brahma et l’on retrouve les 4 couronnes.

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L’observatoire du Salève ou la tradition du Jantar Mantar

à l’emplacement de l’ancien observatoire, l’actuel restaurant avec vue panoramique sur le Léman

La passion astronomique du Maitre du Haut Château était sans égale et c’est dans la tradition de la splendeur de la grande astronomie indienne qu’il faut inscrire le projet non moins grandiose d’Assan Dina au sommet du Salève. En cela il s’inspirait directement d’autres sites qu’il devait connaitre comme le célèbre observatoire de Jantar Mantar. Aujourd’hui ne reste de ces grands projets qu’un bâtiment qui a conservé le nom d’observatoire et d’où l’on peut admirer en contrebas Genève et les débuts du Léman. Un spectacle grandiose déjà apprécié par le concepteur des lieux dans les années 20 !

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Quand René Guénon séjournait aux Avenières

Réné Guénon

 

De nombreuses personnalités sont venues en pèlerinage au domaine du temps d’Assan Dina et aussi une fois celui-ci disparu avec Mary Shillito. Oswald Wirth le grand réformateur de la Franc-maçnnerie française y séjourna également. La vie et l’histoire de René Guénon est définitivement liée à celle de Mary Shillito et des Avenières. Normalement il aurait du rentrer en France et sans le mariage de Mary Shillito avec Ernest Britt son destin aurait été tout autre. Ce que l’on sait moins c’est que cette dernière est revenue le voir en 1935 ! la preuve a été donné par René Guénon lui même dans sa correspondance à propos du divorce de Mary avec Ernest Britt :  C’est elle même qui me l’a raconté quand elle est revenue ici (ce devait être en 1935). Quand est-il venu et quels furent ses liens avec la veuve d’Assan Dina ? c’est ce que nous allons voir ici.

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Assan Farid Dina ou le sphinx des Avenières

Curieux destin que celui de ce Pakistano-Indien, mauricien de naissance et arrière petit fils du célèbre « Tigre du Bengale » venu créer son zigurrat au cœur de la Savoie sur les flancs du Salève en un lieu concentrant bien des éléments liés à la géographie sacrée : la colline voisine s’appelle Sion (ce n’est ps un hasard) et le site est connu pour avoir été un ancien sanctuaire celtique.

 

 à paraitre en Novembre 2017, commander le livre en souscription ici

Cet édifice qui trône depuis 1913 sur les pentes du Salève aurait pu, aurait du disparaitre depuis longtemps à l’instar de ces nombreux palaces aujourd’hui non rentables voués à la démolition, pourtant il a survécu au naufrage du temps comme pour témoigner une dernière fois de son incroyable histoire. L’histoire de ce château de contes des mille et une nuits  commence en 1904, quand Mary Shillito découvre sur les hauteurs de Cruseilles le panorama somptueux s’offrant à ses yeux depuis ce coin du massif. En un instant, cette riche héritière américaine décide que c’est ici qu’elle fera bâtir le sanctuaire qu’elle veut dédier à Violet, sa chère sœur cadette décédée en 1901 à Cannes.

L’édification du bâtiment démarre en 1907 et durera six ans. Quand elle n’est pas sur place pour superviser les travaux, Mary hante les boutiques des antiquaires parisiens et rassemble une impressionnante collection de meubles rares destinés à son futur château. Elle profite aussi de ses séjours dans la capitale pour fréquenter des cercles dédiés aux sciences occultes.

C’est dans ce milieu qu’elle rencontre Assan Dina, un étrange personnage tout à la fois ingénieur, égyptologue et passionné d’astronomie et d’astrologie, qu’elle épousera en 1913. Le couple file le parfait amour dans ce château qui, malgré son architecture passéiste, est à la pointe du progrès avec son éclairage à l’électricité, son téléphone, son poste de TSF, ses automobiles et même son avion avec lequel Dina survole les Alpes pour ravitailler l’observatoire VALLOT. Pour obtenir de l’électricité, ce dernier a conçu et fait construire sur les Usses une petite centrale électrique près du pont de la Caille.

de gauche à droite : Thoret, Farman et Dina

Après avoir transformé la chapelle du château en un espace ouvert sur les spiritualités du monde, Assan Dina décide bientôt de faire construire un observatoire avec un télescope géant sur le Salève. Le projet suscite l’intérêt des milieux scientifiques français, impressionnés par les moyens financiers mis en œuvre. Après moult péripéties, le projet échoue, précipitant la disgrâce de Dina qui décédera  en 1928 lors d’un voyage avec son épouse sur un paquebot au large de Suez.

Remariée avec un pianiste qui ne tardera pas à dilapider son héritage, Mary Shillito vend le château des Avenières en 1936. Dès lors l’édifice va errer de propriétaire en propriétaire. Le château est revendu en 1981  à un architecte suisse qui sera le premier à lui redonner sa place et sa vocation : Pascal Hausermann.

journée du centenaire de la chapelle (1917-2017)