Archives pour la catégorie Lux in Arcana

L’acacia m’est connu : Hiram maâkherou

Dans le rituel maçonnique, l’accession au grade de Maitre (appelé aussi exaltation) se fait par l’identification à la légende d’Hiram assassiné par trois mauvais compagnons.  Constatons sans aller plus loin que la tombe d’Hiram n’est que l’analogon du tumulus sacré d’Osiris arboré selon l’antique tradition maintenue dans les mystères d’Éleusis. Les larmes entourant le cercueil ne sont en rien des larmes de douleur (dolorosa) mais les larmes d’Horus. Soulignons simplement que le tertre du Golgotha figurant sur les anciens tableaux de loge est exact car il fait référence à un autre tertre au centre des antiques initiations. Quand le grade de Maitre fut crée il a fallu faire vite et répondre aux exigences de Sir Isaac Newton qui souhaitait rétablir un rite de type déméterien d’où l’absence d’une solide explication de ce rituel qui fut en partie largement improvisé.

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Les Imakhous d’Abydos

Initié tenant dans sa main la couronne du justifié (Carte 21 du Tarot)

Dans l’Égypte antique il y avait deux grands centres d’initiation : Abydos et Bousiris, ce dernier centre étant situé dans le delta du Nil. L’initiation était donnée dans un « Osireion » aménagé à cet effet.

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Aux sources du Tarot à la lumière du Livre des morts égyptien

Ce livre se veut une reprise des travaux de Court de Gébelin là où il les avait interrompu. Il s’agit de la première partie qui analyse les arcanes majeurs selon l’angle historique afin d’en retrouver  la trame et ses différentes clés.

L’enquête avait d’abord commencé par l’étude d’une seule lame : l’arcane XVI. Quelle ne fut pas notre surprise de pouvoir en déceler le sous-bassement à la fois historique et mythologique d’une très grande profondeur. A ce stade la référence au Livre des morts égyptien ne m’était pas évidente et c’est en appliquant la méthode utilisée à ne autre carte, celle du Mat que le dessin tout entier du Tarot nous apparu dans sa simplicité aveuglante avec cette question un peu angoissante : est-ce là la vérité ? Il nous fallu nous rendre à l’évidence en répondant par la vérité : oui ! ce qui devait être un simple article s’est donc transformé en livre un an après. Le voilà … agrémenté de nombreux schémas explicatifs. Pour ne pas alourdir ce premier travail nous avons décidé de séparer les matériaux historiques des données relatives à la religion égyptienne d’où sont sorties de façon processionnelle (la déclinaison de l’UN-TOUT) selon ses hypostases néo-platoniciennes.  Il y a bien une philosophie sous-jacente. Pour commander voir ici

La seconde partie s’attaque à l’architecture interne du Tarot et il nous a fallu pour la comprendre nous reporter aux différents rituels pratiqués dans l’Égypte pharaonique. Comme cela est expliqué il y a 21 arcanes qui correspondent aux 21 porches connus de l’initié : nous en donnons les explications et les noms dans cette seconde partie qui sera publiée début Juin 2017.

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Les quatre vents de l’Arcane XXI

Aux sources du Tarot à la lumière des mystères de l’Antiquité et du livre des Morts égyptien.

L’arcane XXI a fait couler beaucoup d’encre et une fois de plus il suffisait de voir ce qu’il fallait voir : ISIS tenant la verge retrouvée d’Osiris et de l’autre main le flacon servant à oindre le Mort-Roi ressuscité. Si cette carte s’intitule le Monde c’est aussi parce qu’elle signifie l’Esprit de vie insufflant ses quatre modalités aux quatre points cardinaux ( qui deviendront aussi dans la sphère chrétienne les quatre vertus cardinales que nous retrouvons également parmi les 22 arcanes du Tarot (avec la Prudence !)

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Les larmes d’Horus

Deux yeux vus de profil vous font face et donnent à ce visage l’impression de loucher. C’est normal car il s’agit en fait d’un seul et même œil vu de profil : l’Oudja. Selon la légende  et d’après le mythe, Horus, fils d’Isis et d’Osiris, aurait perdu un œil dans le combat mené contre son oncle Seth pour venger l’assassinat de son père. Au cours du combat, Seth lui arracha l’œil gauche, le découpa (en six morceaux, d’après une version de la légende) et jeta les morceaux dans le Nil. À l’aide d’un filet, Thot repêcha tous les morceaux sauf un. Thot le rajoute et rend donc à Horus son intégrité vitale. La somme de l’Oudjat fait que 63/64, et le 1/64 manquant est le lien magique que Thot a ajouté pour que l’œil fonctionne

Horus enfant la création par ses larmes et son parfum.

Il est surprenant de constater que malgré plus de 4000 ans le Tarot ait pu conserver l’antique message. A quoi cela tient-il ? sans aucun doute au fait que ce dernier n’était plus perçu comme tel, les cas où les cartes se trouvent altérées sont la plupart du temps celles qui prêtaient à une confusion de sens mais nous avons rétablir dans sa lumière le  code des origines ! Ici l’arcane XVIIII nous montre un des aspects de la théogonie égyptienne à savoir les larmes d’Horus surplombant deux lutteurs.

Pour les égyptiens et selon le Livre des Morts, l’œil est lumière.

«Les dieux avaient créé le monde par procédés; une émission lumineuse, sortie de leurs yeux, une émission lumineuse, sortie de leurs yeux, une émission sortie de leur bouche, et tous les dieux ont alors le pouvoir de création par l’œil, par exemple, Shou, Tefnet, Isis. Les cris sortis de l’oie, grand Glousseur» etc. Alexandre Moret « Au temps des Pharaons »

«Rien de plus compliqué que les idées attachées à l’oeil-oudja » a dit également E. de Rougé. OUDJA est très fréquemment rencontré dans les textes religieux d’Égypte. Son symbolisme dominant est la lumière lunaire, ou celle des constellations, la lumière astrale mais il réside essentiellement dans le sens des rayons solaires: «Les Egyptiens regardent non seulement la lune, mais encore le soleil, comme le regard et la lumière d’Horus: et voient aussi dans la lumière solaire elle-même, une source donna vie, ses qualités et ses autres émanations divines, indispensables à la création et à sa conservation, contenues dans la lumière. Il est le soleil lui-même qui est l’âme divine ou son domaine. La réalité est produite par coopération de la lumière solaire et de l’âme divine. Aux unes elle procure la vie, aux autres elle communique des propriétés divines. Khnoum produit la lumière en ouvrant ses yeux. La matière sortit également de l’œil divin et émana de la lumière. Evidemment on est frappé de voir que cette conception est aujourd’hui en parfait accord avec les avancées de la physique contemporaine.

Extrait de « 21 pas dans l’au-delà, aux sources du Tarot

Une seconde partie est prévue avec les noms et invocations des 21 portails ainsi que les trois initiations Isiaque, Horusienne et Osirienne (7 x 3)

La justice : sources papales et épiscopales du Tarot

La justice de Biagio d’Antonio Tucci Peintre italien (Florence 1476 – documenté jusqu’en 1508). On sait que Biagio d’Antonio travailla par intermittence à Faenza de 1476 à 1504. Son style, influencé par Verrocchio, assimile le langage plus simple de Ghirlandaio. En 1481-82, il collabore aux fresques de Cosimo Rosselli de la chapelle Sixtine. Plusieurs panneaux ou retables sont conservés à la pin., de Faenza ; parmi ses autres œuvres, fort nombreuses, on peut citer des  » cassoni  » à sujets mythologiques (Paris, musée des Arts décoratifs), des Madones et des retables (Madone et cinq saints, musée de Budapest ; Nativité de San Michele de Faenza, 1476, Tulsa, Museum ; Chemin du Calvaire, Louvre). Les œuvres de l’artiste furent longtemps classées sous le nom d’Andrea ou de Giovanni Battista Utili, peintres de Faenza.

Le tableau est conservé  au Musée des Offices de Florence. Attribué au peintre florentin Biagio d’Antonio, il représente une Justice qui se rattache à la fois à la Justice d’Esztergom (Palis archi-épiscopal près de Budapest en Hongrie) et à celle du tarot de Marseille. Certaines correspondances sont communes aux trois images, tandis que d’autres sont partagées par seulement deux d’entre elles. Les trois Justices ont la même position frontale, tiennent une épée dans la main droite, dressée verticalement pointe en haut, à double tranchant, et dont la lame est partagée en deux moitiés par un filet qui se divise à l’approche de la garde. De même, toutes trois portent dans la main gauche une balance à fléau dont les plateaux en forme de bols sont suspendus par trois fils. Toutes trois portent des vêtements semblables : une robe à col rond, bordé d’un galon ; une ceinture haute, qui marque bien la taille ; un ample manteau aux manches larges dont le drapé couvre les jambes. Toutes trois ont aussi la chevelure qui cascade en boucles le long des tempes et sur les épaules. En revanche, certains détails ne sont communs qu’au tableau de Biagio et à la carte de tarot : ainsi le pommeau de l’épée en forme de boule partagée en quartiers, posé précisément sur le sommet du genou droit et les formes rondes aux extrémités du fléau. Sur la justice du tombeau de François II à Nantes, le pommeau livre son ultime secret, à savoir le cercle solaire en éruption.

JUSTICE POMMEAU

La Tiare diadème est inspirée directement de la fresque visible de la basilique Saint-Vital à Ravenne mais également à Constantinople (basilique Sainte Sophie), il s’agit de l’impératrice Théodora et nous en donnons l’explication dans notre livre qui décode l’ensemble des sources du Tarot et sa filière menant d’Égypte à Byzance puis sa transmission dans l’empire carolingien.

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