Archives pour la catégorie Lux in Arcana

Quand René Guénon séjournait aux Avenières

Réné Guénon

 

De nombreuses personnalités sont venues en pèlerinage au domaine du temps d’Assan Dina et aussi une fois celui-ci disparu avec Mary Shillito. Oswald Wirth le grand réformateur de la Franc-maçnnerie française y séjourna également. La vie et l’histoire de René Guénon est définitivement liée à celle de Mary Shillito et des Avenières. Normalement il aurait du rentrer en France et sans le mariage de Mary Shillito avec Ernest Britt son destin aurait été tout autre. Ce que l’on sait moins c’est que cette dernière est revenue le voir en 1935 ! la preuve a été donné par René Guénon lui même dans sa correspondance à propos du divorce de Mary avec Ernest Britt :  C’est elle même qui me l’a raconté quand elle est revenue ici (ce devait être en 1935). Quand est-il venu et quels furent ses liens avec la veuve d’Assan Dina ? c’est ce que nous allons voir ici.

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Assan Farid Dina ou le sphinx des Avenières

Curieux destin que celui de ce Pakistano-Indien, mauricien de naissance et arrière petit fils du célèbre « Tigre du Bengale » venu créer son zigurrat au cœur de la Savoie sur les flancs du Salève en un lieu concentrant bien des éléments liés à la géographie sacrée : la colline voisine s’appelle Sion (ce n’est ps un hasard) et le site est connu pour avoir été un ancien sanctuaire celtique.

 

 à paraitre en Novembre 2017, commander le livre en souscription ici

Cet édifice qui trône depuis 1913 sur les pentes du Salève aurait pu, aurait du disparaitre depuis longtemps à l’instar de ces nombreux palaces aujourd’hui non rentables voués à la démolition, pourtant il a survécu au naufrage du temps comme pour témoigner une dernière fois de son incroyable histoire. L’histoire de ce château de contes des mille et une nuits  commence en 1904, quand Mary Shillito découvre sur les hauteurs de Cruseilles le panorama somptueux s’offrant à ses yeux depuis ce coin du massif. En un instant, cette riche héritière américaine décide que c’est ici qu’elle fera bâtir le sanctuaire qu’elle veut dédier à Violet, sa chère sœur cadette décédée en 1901 à Cannes.

L’édification du bâtiment démarre en 1907 et durera six ans. Quand elle n’est pas sur place pour superviser les travaux, Mary hante les boutiques des antiquaires parisiens et rassemble une impressionnante collection de meubles rares destinés à son futur château. Elle profite aussi de ses séjours dans la capitale pour fréquenter des cercles dédiés aux sciences occultes.

C’est dans ce milieu qu’elle rencontre Assan Dina, un étrange personnage tout à la fois ingénieur, égyptologue et passionné d’astronomie et d’astrologie, qu’elle épousera en 1913. Le couple file le parfait amour dans ce château qui, malgré son architecture passéiste, est à la pointe du progrès avec son éclairage à l’électricité, son téléphone, son poste de TSF, ses automobiles et même son avion avec lequel Dina survole les Alpes pour ravitailler l’observatoire VALLOT. Pour obtenir de l’électricité, ce dernier a conçu et fait construire sur les Usses une petite centrale électrique près du pont de la Caille.

de gauche à droite : Thoret, Farman et Dina

Après avoir transformé la chapelle du château en un espace ouvert sur les spiritualités du monde, Assan Dina décide bientôt de faire construire un observatoire avec un télescope géant sur le Salève. Le projet suscite l’intérêt des milieux scientifiques français, impressionnés par les moyens financiers mis en œuvre. Après moult péripéties, le projet échoue, précipitant la disgrâce de Dina qui décédera  en 1928 lors d’un voyage avec son épouse sur un paquebot au large de Suez.

Remariée avec un pianiste qui ne tardera pas à dilapider son héritage, Mary Shillito vend le château des Avenières en 1936. Dès lors l’édifice va errer de propriétaire en propriétaire. Le château est revendu en 1981  à un architecte suisse qui sera le premier à lui redonner sa place et sa vocation : Pascal Hausermann.

journée du centenaire de la chapelle (1917-2017)

Le four alchimique de Winterthur et le testament de Fulcanelli

Emblème XV, Michel Maier Atalans Fugens

Ce four ou calorifère se fit connaitre à l’attention du public en 1902 par la publication d’un petit livre intitulé « Esquisse hermétique du Tout Universel » sous la plume d’un certain Jacob. Nous savons qu’il s’agit en réalité de Jean-Jacques Bourcart, riche  industriel originaire de Mulhouse qui joua divers rôles à l’époque comme celui du financement du mouvement martiniste de Papus mais tel n’est pas notre propos.

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Les quatre vents de l’Arcane XXI

Aux sources du Tarot à la lumière des mystères de l’Antiquité et du livre des Morts égyptien.

L’arcane XXI a fait couler beaucoup d’encre et une fois de plus il suffisait de voir ce qu’il fallait voir : ISIS tenant la verge retrouvée d’Osiris et de l’autre main le flacon servant à oindre le Mort-Roi ressuscité. Si cette carte s’intitule le Monde c’est aussi parce qu’elle signifie l’Esprit de vie insufflant ses quatre modalités aux quatre points cardinaux ( qui deviendront aussi dans la sphère chrétienne les quatre vertus cardinales que nous retrouvons également parmi les 22 arcanes du Tarot (avec la Prudence !)

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Les larmes d’Horus

Deux yeux vus de profil vous font face et donnent à ce visage l’impression de loucher. C’est normal car il s’agit en fait d’un seul et même œil vu de profil : l’Oudja. Selon la légende  et d’après le mythe, Horus, fils d’Isis et d’Osiris, aurait perdu un œil dans le combat mené contre son oncle Seth pour venger l’assassinat de son père. Au cours du combat, Seth lui arracha l’œil gauche, le découpa (en six morceaux, d’après une version de la légende) et jeta les morceaux dans le Nil. À l’aide d’un filet, Thot repêcha tous les morceaux sauf un. Thot le rajoute et rend donc à Horus son intégrité vitale. La somme de l’Oudjat fait que 63/64, et le 1/64 manquant est le lien magique que Thot a ajouté pour que l’œil fonctionne

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La justice : sources papales et épiscopales du Tarot

La justice de Biagio d’Antonio Tucci Peintre italien (Florence 1476 – documenté jusqu’en 1508). On sait que Biagio d’Antonio travailla par intermittence à Faenza de 1476 à 1504. Son style, influencé par Verrocchio, assimile le langage plus simple de Ghirlandaio. En 1481-82, il collabore aux fresques de Cosimo Rosselli de la chapelle Sixtine. Plusieurs panneaux ou retables sont conservés à la pin., de Faenza ; parmi ses autres œuvres, fort nombreuses, on peut citer des  » cassoni  » à sujets mythologiques (Paris, musée des Arts décoratifs), des Madones et des retables (Madone et cinq saints, musée de Budapest ; Nativité de San Michele de Faenza, 1476, Tulsa, Museum ; Chemin du Calvaire, Louvre). Les œuvres de l’artiste furent longtemps classées sous le nom d’Andrea ou de Giovanni Battista Utili, peintres de Faenza.

Le tableau est conservé  au Musée des Offices de Florence. Attribué au peintre florentin Biagio d’Antonio, il représente une Justice qui se rattache à la fois à la Justice d’Esztergom (Palis archi-épiscopal près de Budapest en Hongrie) et à celle du tarot de Marseille. Certaines correspondances sont communes aux trois images, tandis que d’autres sont partagées par seulement deux d’entre elles. Les trois Justices ont la même position frontale, tiennent une épée dans la main droite, dressée verticalement pointe en haut, à double tranchant, et dont la lame est partagée en deux moitiés par un filet qui se divise à l’approche de la garde. De même, toutes trois portent dans la main gauche une balance à fléau dont les plateaux en forme de bols sont suspendus par trois fils. Toutes trois portent des vêtements semblables : une robe à col rond, bordé d’un galon ; une ceinture haute, qui marque bien la taille ; un ample manteau aux manches larges dont le drapé couvre les jambes. Toutes trois ont aussi la chevelure qui cascade en boucles le long des tempes et sur les épaules. En revanche, certains détails ne sont communs qu’au tableau de Biagio et à la carte de tarot : ainsi le pommeau de l’épée en forme de boule partagée en quartiers, posé précisément sur le sommet du genou droit et les formes rondes aux extrémités du fléau. Sur la justice du tombeau de François II à Nantes, le pommeau livre son ultime secret, à savoir le cercle solaire en éruption.

JUSTICE POMMEAU

La Tiare diadème est inspirée directement de la fresque visible de la basilique Saint-Vital à Ravenne mais également à Constantinople (basilique Sainte Sophie), il s’agit de l’impératrice Théodora et nous en donnons l’explication dans notre livre qui décode l’ensemble des sources du Tarot et sa filière menant d’Égypte à Byzance puis sa transmission dans l’empire carolingien.

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Assan Farid Dina : un maharaja de Lahore aux Avenières

assandina-toysondorAssan Dina ou « Ahor » fut le Maître de René Schwaller de Lubicz

Ce citoyen britannique, petit de taille, corpulent, le teint jaune, le poil noir et l’œil plus noir encore, est né à Long Mountain dans l’île Maurice, possession anglaise depuis 1810. Il est le fils de Noureddine Ali Dina, dit le Tigre, ingénieur du gouvernement des Indes, et de Mariquitta de Germonville. Celle-ci est une Française, née en 1847 de l’union du comte Charles-Henri de Germonville, chanteur lyrique, fils d’un garde du corps de Louis XVI, avec Constance-Caroline Bosselet, elle-même cantatrice et fille d’un artiste dramatique. Pour une raison mystérieuse, Assan n’a été déclaré à l’état civil de Pamplemousse que douze jours après sa naissance et c’est sa grand-mère, Constance-Caroline Bosselet, alors âgée de 55 ans, qui a été portée sur le registre comme étant sa mère. Son père, l’ingénieur Noureddine Ali Dina, le Tigre, est né en 1840 de Farid Dina et de Moglany Gassy Sobdar.

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Aux sources du Tarot et le livre des morts égyptien

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Au commencement était l’Égypte, Mère des mystères. Elle reçut la révélation sur l’âme, sa lumière, sa nature, ses facultés, son origine divine et son devenir et cette révélation elle l’a traduite en mythes et consignée dans le Livre des morts. Avec les Védas ce livre est sans doute le plus ancien dépôt écrit de l’humanité et il eut une suite orale transcrite dans ce qui allait devenir le TAROT. Après la chute de l’Égypte, il fut préservé pendant des siècles tout au long de l’empire romain via l’empire Byzantin, puis ces antiques arcanes allaient renaître au Moyen Age à l’ombre des monastères carolingiens à mesure que le savoir occidental se reconstituait. La plus vielle carte connue du Tarot date du 13ème siècle et fut retrouvée dans les archives du monastère de  Benediktbeuren regroupées sous le nom de « Carmina Burana ». Comment et pourquoi le lien n’a-t-il jamais été fait jusqu’à présent ? C’est pourtant l’incroyable découverte qu’à faite l’auteur de ce livre qui pour la première fois vous délivre le code secret du Tarot et une façon de le comprendre à la lumière de ses véritables origines,  comme jamais jusqu’à présent. Une étude détaillé et comparative du MAT et des arcanes XVI, XVII, XVIII, XIX  vous en donne tous les détails pour prouver le bien fondé de cette hypothèse qui est aucun doute la plus extraordinaire jamais faite jusqu’à ce jour et bouleverse bien des interprétations !

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