Archives du mot-clé Basile Valentin

Considération basiliennes sur la Pierre de Feu

Saint Martin par Anton Van Dyck, 1618 .. de la toge pourpre du soufre se partageant en charité.

Il convient de distinguer l’or philosophique obtenu archimiquement par les voies sèches ou humides de la pierre philosophale. Le travail opéré n’a pas d’autre but que de le rendre pur ou le plus homogène possible, en éliminant les superfluités ou hétérogénéités adhérentes, les corps étrangers qui, par leur présence, sont responsables d’une Transmutation relativement médiocre, au­tant en quantité qu’en qualité. Lorsque cette Pierre de feu est donc obtenu selon les voies canoniques décrites ci-dessus elle procure une Pierre ou Teinture (dite Poudre de projection) qui transmute effectivement un métal commun, le plomb, l’étain ou le mercure , en Or à struc­ture dendritique ou dit de fusion qui, dès sa naissance, dans le meilleur des cas est proche, en Titre de pureté, de 24 carats. Effectivement cet or obtenu archimiquement diffère de l’or natif qui se rencontre rarement avec une structure cristalline. Le plus souvent, on trouve cet or natif  sous forme de pépites (plus ou moins massives, érodées en grains par le cours des rivières), en provenance de filons montagneux, de placer à graviers aurifères, d’anciens lits etc …

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Derniers secrets de la Pierre Philosophale par Basile Valentin

Sous le nom de Basile Valentin (en latin Basilius Valentinus), présenté comme un moine bénédictin du XVe siècle, parurent au début du XVIIe siècle un certain nombre de traités alchimiques qui connurent un grand succès. Selon la doxa il est d’usage de dire qu’il s’agit de textes écrits à l’époque de leur publication, probablement par leur éditeur, Johann Thölde (c. 1565-1624). Il n’en est rien comme nous allons le voir et il faut reculer de près d’un siècle en arrière pour avoir une idée exacte de leur date de conception.

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Testament de la transmutation métallique du Cosmopolite

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Le troisième opus d’Alexandre Seton retrouvé et publié pour la première fois !

La première édition de cet ouvrage est épuisée, il s’agit de la réimpression d’une seconde édition, brochée, uniquement augmentée d’une introduction de 25 pages. Le reste du texte est identique à la première édition.

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Coeur mystique et Pierre alchimique

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A l’occasion de fouilles sur les soubassements du quartier de la Bourse une pierre d’un grand intérêt fut mis à jour. Elle fut trouvée dans la tour nord et sa datation (1716) écarte en principe toute référence à la Franc-maçonnerie inexistante à Marseille à cette époque.

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Philalèthe : la vérité alchimique

Philalèthe : la vérité alchimique, métamorphose de l’Antimoine des Sages en Rubis céleste

précédé d’un commentaire de plus de 150 pages « Eyrénée Philalèthe ou de l’Admirable Mystère du Feu » par Chalybe.

 

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Pour beaucoup il s’agirait de Georges Starkey, né aux Bermudes en 1628, mort à Londres en 1665.

Son père, était un pasteur calviniste puritain d’origine écossaise. George Starkey fait ses études à Harvard de 1643 à 1649. Il pratique la médecine à Boston de 1646 à 1650, avec l’aide de John Winthrop Jr et en Angleterre de 1650 à 1665, où il se lie aux cercles puritains de Samuel Hartlib. Il se lie aussi avec le physicien et chimiste Robert Boyle.
Sous le pseudonyme d’Eyrenaeus Philalethes, il écrit des traités alchimiques qui circulent sous forme de manuscrits et sont principalement publiés après sa mort : The Marrow of Alchemy (1654), Introitus apertus (1669) et Ripley Reviv’d (1678). Son œuvre la plus célèbre est son Entrée ouverte au palais fermé du Roi (Introitus apertus ad occlusum regis palatium), qui commence ainsi :
« Ayant pénétré, moi, Philalèthe, Philosophe anonyme, les arcanes de la médecine, de la chimie et de la physique, j’ai décidé de rédiger ce petit traité, l’an 1645 de la Rédemption du monde et le trente-troisième de mon âge , afin d’acquitter ce que je dois aux Fils de l’Art et pour tendre la main à ceux qui sont égarés dans le labyrinthe de l’erreur. Ainsi apparaîtra-t-il aux Adeptes que je suis leur pair et leur frère; quant à ceux qu’ont séduits les vains discours des sophistes, ils verront et recevront la lumière, grâce à laquelle ils reviendront à une voie plus sûre. Et je présage, en vérité, que nombre d’entre eux sont éclairés par mes travaux. »
Il publie également des traités d’alchimie sous son nom : Natures Explication and Helmont’s Vindication (1657), et Pyrotechny Asserted (1658).
C’est un partisan de la médecine helmontienne (du médecin et alchimiste hollandais Jean-Baptiste Van Helmont (1577-1644), qu’il défend dans des pamphlets de la fin des années 1650 au début des années 1660. Il est l’un des promoteurs de la Society of Chymical Physicians (Société des Médecins Chymistes) en 1665. Il meurt la même année de la peste qu’il a contracté en soignant des malades.

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Au cours de l’an 1688, Philalèthe entreprit l’écriture de ce Traité spécial qu’il destinait à la postérité, averti qu’aucun disciple ne parvenait encore à l’intelligence de l’Arcane majeur ou à la production du Feu secret, Dissolvant universel ou Mercure philosophique, Maître d’œuvre de la Calcination philosophique ou du Troisième Œuvre au rouge et quoiqu’il en discourut dans Introitus apertus, Experimenta de præparatione mercurii sophici et Medulla alchimiæ.

Par cette publication, le curieux de Science appréhendera ainsi l’Essence du vrai Sujet des sages et la composition de la substance brute ou la Mère autorisée par la Nature, selon l’avis unanime des philosophes, pour la production de l’authentique Mercure, sous les attributs d’Antimoine chalybé et d’Acier antimonial céleste. Le disciple averti, pour sa part, concevra la procédure canonique jadis voilée sous l’artifice des Aigles du Président d’Espagnet, qui enlève au Prophète toute impureté résiduelle ou acrimonie vitriolique et le restitue sans tache. Les Filiis  doctrinæ saisiront, quant à eux, les derniers détails, conseils et tours de main permettant de démarrer la grande Coction ou le Mysterium Magnum, qui promeut la Médecine humaine ou l’Or potable et la Pierre de projection. Des éclaircissements sont en outre rapportés au sujet de son Apostolat, du cercle étroit de ses relations et la raison de ses voyages en Amérique.

Ces raisons nous le font asseoir à la place qui lui revient de droit : soit au faîte de l’Art hermétique, pour avoir été le dernier Pair de l’Assemblée invisible des Adeptes occidentaux et afférents au second millénaire et se montrer, aujourd’hui, étonnamment le précurseur de ce troisième naissant, dont fit quelque charitable écho Cosmopolite.

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(ne reste que quelques exemplaires de ce bel  ouvrage broché de 410 pages avec jaquette)

Hiérarchie céleste, Minéralité & Nitre canonique

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Incontestablement, malgré la divergence de vue quant à l’Essence, la Nature et la Destinée de l’Univers, les « scrutateurs de la Nature » se rejoignent ce jour sur un point essentiel : l’universalité de la Substance qui le compose. Ce qui donc sépare, rend antinomique, fait fortement césure, n’est que l’état d’esprit avec lequel cette Matière générale est « pensée » et approchée. Les scientifiques mettent tout en oeuvre pour manifester les ultimes arcanes élémentaires, en devenir les maîtres et plier les « propriétés énergétiques » à leur volonté. Les alchimistes, à la vue de son incompréhensible Grandeur, ne sollicitent que son appui, son aide, son secours. D’un côté il y a une démarche orgueilleuse, de l’autre une quête emprunte d’humilité. Étrange « dichotomie » qui nous semble entretenue alors que la JONCTION de nos Science et Art traditionnels, vieux, ne n’oublions pas, de plusieurs millénaires, avec les Sciences modernes, fondamentales et appliquées, devient une urgence, une impérieuse nécessité. Pour notre part, nous avons l’espérance que les « objecteurs indépendants » les plus au faîte des « problèmes planétaires », qui s’attèlent, avec peu de moyens — autrement dit par l’exemple – au réveil des consciences quant à l’abîme vers lequel notre Humanité se dirige, seront entendus. En effet, tout laisse à penser que cette dérive, que représente la Politique mondialiste de croissance effrénée dont les objectifs et priorités à court terme sont révélateurs du seul Esprit de profit qui la meut, ne saurait conduire, au cours même de ce Siècle, qu’à une effroyable Tragédie humaine : hormis que nous amorcions sans tarder le retournement, volontariste et radical, à 180° de cette stratégie suicidaire. La Nature désormais hégémonique de l’Économie de Marché planétaire spoliant les équilibres environnementaux fort complexes, détruisant la fragile biosphère, lésant la flore et la faune, compromet en conséquence la possibilité de survie à long terme de l’espèce humaine.

Alonso_Cano_-_Saint_John_the_Evangelist's_Vision_of_Jerusalem_(detail)Nous osons encore croire que l’écoute et la reconnaissance prochaines de tous les authentiques SAVOIRS, en l’occurrence leur due participation à la vie et aux objectifs communautaires, favoriseraient l’élaboration de réponses ce jour vitales, autant fortes dans leur fond qu’adéquates dans leur forme. Permettraient-elles une éradication progressive et efficiente des nombreux maux (quelle que soit leur nature) qui assaillent et dégradent dangereusement notre belle Terre.
Cette incitation à la « réunion de compétences et de moyens » n’a, fondamentalement, rien d’utopique. Nous invitons ainsi tous les Acteurs potentiels à l’unification » des Connaissances humaines. Déjà des têtes bien pensantes, depuis au moins deux décennies, reliées aux domaines :

  1. du Nucléaire (moteur à fusion
    thermonucléaire contrôlée), de la phy¬sique des particules (recensement et propriétés des constituants ultimes, fondamentaux ou énergétiques de la matière), des énergies ou des flux quantiques (tentative d’unification des quatre interactions connues) ;
  2. du Vide (spatial), des fluides (mécanicité), des superfluides (ultra viscosité), des supraconducteurs (nouveaux matériaux sans résistance électrique), des plasmas (stockage de l’énergie) ;
    de la Robotique (intelligence artificielle), de la cybernétique (systèmes de communication) ;
  3. de la Biosphère (interdépendance des règnes), de l’astrophysique (origine et destinée de l’univers), de l’astrochimie (nucléosynthèse primordiale) ;
  4. de la Chimie organique
    (base carbonée) et inorganique (ressources naturelles), de la biochimie (métabolisme), de la neurobiochimie (transmetteurs cérébraux) ; etc.,     sont sensibles aux principes, théories, thèses et positions traditionnels, aux Voies originales, aux procédures, travaux fondamentaux et appliquées en ALCHIMIE comme intéressés par des résultats qu’ils savent inédits. Voici un signe pour nous prometteur.

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