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de la Chekhina à Gaïa, Guillaume Postel apôtre de l’Esprit Saint Féminin

Chékinah et Bina : éléments pour une approche du féminin en Dieu

L’Odyssée du Féminin solaire va prochainement aboutir à son terme et sa couleur sera verte, verte comme le vivant végétal.

Si le terme d’âme du monde a de nombreux équivalents, si sa définition pose de multiples problèmes, il en est de même de son homologue en Kabbale, le terme Chekhina. Formé sur une racine hébraïque au début de l’ère chrétienne, ce mot signifie inhabitation de Dieu dans le monde ; mais il a aussi le sens inverse de Dieu demeure de l’homme ; il s’agit donc d’une mutuelle inhabitation. Les chrétiens y voient le plus souvent l’équivalent du Saint-Esprit : mais la richesse et l’imprécision de ce terme en font parfois aussi l’équivalent du Verbe incarné, ou de Marie, ou de l’Église, assemblée des chrétiens.

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Processus d’OMergence et émergence du Féminal

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L’hypothèse Gaya n’est que l’autre nom d’un retour du Féminin, celui de la nouvelle Eve.

Après guerre ils ne furent que trois grands penseurs à théoriser un nouveau paradigme pour l’humanité à venir : Martin Heidegger, C.G Jung et Teilhard de Chardin. Tous trois avaient conscience de la nécessité et de l’urgence de ce nouveau paradigme sans lequel l’humanité allait à sa perte. La question ontologique de Heidegger et sa réflexion sur l’essence de la technique (qui n’est rien de technique en soi) rejoint à sa façon celle de l’inconscient collectif du psychiatre suisse (son énergie libre et non locale) en cela relayé par la vision convergente et émergente du paléontologue définissant un point Omega , attracteur cosmique vers lequel nous projetons l’énergie créatrice  de l’ensemble de la biosphère. L' »OMergence » est en référence avec le point de convergence Oméga qui exprime l’essentiel de la pensée du père Jésuite et rappelle en même temps la syllabe sacrée OM (AUM) de l’hindouisme et du bouddhisme tibétain.

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Placé en tête et au terme de toute récitation liturgique, Aum est le premier mantra, l’un des plus puissants et le plus célèbre de la tradition indienne. Symbole le plus fort de la divinité, qu’il exprime à l’extérieur et réalise à l’intérieur de l’âme, il résume en lui-même le souffle créateur ; la tradition védique veut en effet que l’univers se soit développé à partir de l’énergie cosmique mise en branle lorsque le Démiurge prononça cette première formule appelant à l’éveil de toute chose Aum est composé de trois lettres : — « A » est Brahmâ le Dieu créateur, la naissance, le commencement, l’origine de la création. « A » est le son fondamental, la clé, qui se prononce sans contact avec aucune partie de la langue et du palais. C’est le son le moins différencié de tous, celui qui fait dire à Krishna dans la Bhagavad-Gita : « Parmi les lettres je suis le A et le Binaire des mots composés ; c’est moi qui suis le temps infini ; je suis le Dieu dont la face est tournée de tous côtés » ; le son de la lettre A, part du fonds de la cavité buccale, Il est guttural. — « U » est Vishnu le Dieu, le monde intermédiaire ; la Vie, la continuation, mais aussi le rêve de Vishnu préparant le cycle de vie à venir. « U » (prononcé ou) se souffle depuis la base même de la plaque de résonance de la bouche jusqu’à son extrémité. Il représente exactement le mouvement en avant de la force, qui débute à la racine de la langue et vient finir sur les lèvres. — « M » est Çiva le Dieu destructeur, l’achèvement, la mort ; le monde céleste. « M » correspond au dernier son de la série labiale, car on le produit avec les lèvres closes.

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