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Isaac Newton et le mystère de la clé universelle

Abstract : La théorie de la gravitation de Newton dépendait d’une connaissance précise de la circonférence de la terre. Or  Les seuls chiffres qu’il avait,  étaient les calculs approximatifs d’Eratosthène et de ses partisans. Newton a estimé que s’il pouvait trouver la longueur exacte de la «coudée» égyptienne, –  la coudée royale – cela lui permettrait de trouver la longueur exacte de son «stade», (stadium) réputé par d’autres pour avoir une relation avec  les coordonnées  latitude/longitude.  Cette mesure, dont il avait besoin pour sa théorie de la gravitation, il pensait pouvoir la trouver dans les proportions de la Grande Pyramide. Ainsi, il aurait eu les mesures nécessaires pour sa théorie de la gravitation.

 

Newton pensait que le temple de Salomon était « un microcosme du plan de Dieu pour l’univers » ; la « coudée sacrée » — l’unité de mesure employée par Ézéchiel dans sa description , (25 inch environ – 63,5 cm) lui apparaissait ainsi comme l’unité de mesure employée par Dieu dans sa construction. Comment ne pas essayer de déterminer avec précision sa longueur exacte ?  L’enjeu était vital dans le cadre de l’établissement de sa future théorie de la gravitation et tout en dépendait.
Ce sera le sujet de la Dissertation « upon the Sacred Cubit« , que T. Birch publia en 1737.

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Fulcanelli à l’Hotel de Ville de Paris

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On retrouve ici l’hippocampe dont personne ne pouvait fournir d’explication avant mon intervention auprès du grand archiviste de la Ville de PARIS et un grand merci au maire de Paris, M. Bertrand Delanoë  pour son ouverture d’esprit. Ci dessus l’un des blasons de l’Adepte associé la Science et la Jeunesse comme il se doit.

Les blasons de l’Adepte ne figurent dans aucun inventaire sauf un que nous avons retrouvé dans nos archives et qui figure dans le cahier no 5. Ils sont traités sous le terme d’écoinçons et voici la description qu’en donne son auteur sous le titre de « La Nature éducatrice et inspiratrice », deux fresques dominent les trois blasons : 1) les exercices physiques ou exercices intellectuels symbolisant les sciences naturelles (sic !) et « La conférence en plein air) , ici dans l’illustration. Pour les trois blasons en revanche le silence est d’or !… Il semblerait qu’une consigne fut donnée et qu’elle a été respectée jusqu’à ce que je brise ce silence d’un siècle pour que la vérité se mette en marche.

L’adepte a fait figurer ses blasons dans l’une des galeries de l’Hôtel de Ville de Paris à l’occasion de sa reconstruction. Il n’est pas question ici de gloser sur le fait de savoir si ces blasons correspondent bien à lui car c’est un fait indéniable , d’autant plus que l’un des blasons signe son nom : Louis Jules Gabriel Violle (Viollus à savoir la fleur de violette). Le principal écu représentant l’hippocampe (le même qui termine et clôt le Mystère des cathédrales, est au centre et figure l’ensemble de ses travaux en tant que scientifique surnommé à justre titre le « MAITRE ETALON ». La question est plutôt de savoir comment ces blasons (qui font quand même plus de 3 mètres de long sur au moins 2 mètres de large) ont pu être ainsi insérés dans ces nouveaux décors. Pour ma part j’en été là, lorsque j’ai pu enfin en consultant mes archives trouver l’explication. Mais celle-ci loin de m’apaiser n’a fait que me lancer dans de nouvelles et troublantes révélations !

Avant toutes choses il convient donc de voir qui est l’homme par qui ces blasons sont arrivés ainsi jusqu’à nous aujourd’hui ! Tous ces hommes ont croisé son chmin à un moment ou un autre :

Théodore Ballu (1817-1885) et le groupe des bâtisseurs visionnaires : Edmond Duthoit (la demeure Abadia), Victor Geoffroy de Chaume (restauration du porche de Notre Dame de Paris), Eugène Viollet le Duc, Théodore Ballu (reconstruction de l’Hôtel de ville de Paris)

theodore_balluAdmis à l’école des Beaux-Arts en 1835, il est élève de Lebas. Grand prix de Rome en 1840. Sans avoir été architecte diocésain, il est nommé le 6 juillet 1874, inspecteur général des édifices diocésains en remplacement de Viollet-le-Duc démissionnaire.

Devenu inspecteur général des travaux de la ville de Paris, il a en charge les édifices du culte. Il s’est spécialisé dans les constructions religieuses à partir de 1850, date à laquelle il fut adjoint à Gau sur le chantier de Sainte-Clotilde dont il fut l’architecte en chef à la mort de ce dernier. De 1858 à 1863, il édifia la tour de Saint-Germain l’Auxerrois. En 1860, il fut nommé architecte en chef des travaux de la ville de Paris pour les édifices consacrés au culte : à ce titre, il édifia la Trinité, le temple de la rue d’Astorg, Saint-Ambroise et Saint-Joseph. Il construisit également l’église paroissiale d’Argenteuil. Il a aussi dirigé les travaux de restauration de la tour Saint-Jacques.

Ami d’Abadie avec lequel il entretint des relations amicales, il suivit curieusement une fin de carrière assez parallèle à la sienne ; vainqueur du concours de l’Hôtel de Ville en 1873, il entra à l’Institut en 1874, de la même manière qu’Abadie remporta le concours du Sacré-Cœur en 1874 et fut élu à l’Institut en 1875.

Il fut nommé membre temporaire du conseil des bâtiments civils en 1874.  Mais c’en tant qu’architecte de la reconstruction de l’Hôtel de ville de Paris suite à son incendie lors de la Commune qu’il est surtout connu. En effet c’est en 1874, que Théodore Ballu va  remplacer Viollet-le-Duc comme inspecteur général du service des édifices diocésains. Appelé deux fois au conseil général des bâtiments civils, membre du conseil d’architecture et de la commission des beaux-arts de la ville de Paris, membre honoraire de l’Académie des beaux-arts de Vienne et de l’Institut royal des architectes britanniques, Théodore Ballu pouvait déjà s’enorgueillir de sa carrière d’architecte, belle entre toutes lorsque le concours ouvert en 1872 pour la reconstruction de l’hôtel de ville de Paris le fit, à l’âge de cinquante-cinq ans, tenter de nouveaux efforts et mériter de nouveaux honneurs. Sorti vainqueur de ce concours célèbre, pour lequel il s’était associé Edouard Deperthes, qui fut pendant treize ans son collaborateur et qui termina, après la mort de Ballu, les aménagements intérieurs suivant les données du projet primitif, Théodore Ballu passa les dernières années de sa vie dans un labeur incessant qui mina sa santé et épuisa ses forces au fur et à mesure que, recréant l’oeuvre de Boccador (Dominique de Cortone) et l’amplifiant comme autrefois Lesueur, pour la mettre en harmonie avec les exigences du programme d’un palais municipal moderne, il donnait à là ville de Paris un de ses plus beaux édifices et assurait à sa mémoire une place spéciale dans l’histoire de l’art. Promu commandeur de la Légion d’honneur le 14 juillet. 1882, lors de l’inauguration un peu hâtive de cet édifice commencé moins de dix ans auparavant et dans lequel il y aura lieu d’étudier, à l’article Hôtel de Ville, les heureuses dispositions et de remarquables problèmes de construction résolus.

On constate tout de suite quelques particularités intéressantes : il remplace Viollet le Duc et c’est donc bien avec lui que l’Adepte fut en rapport et non Viollet le duc comme cela a été dit à tort ici et là par ceux qui mélangent les dates, tout comme l’Adepte, il est également membre de l’Institut, de plus et fait remarquable qui ne pouvait qu’amener les deux hommes sur le même terrain : il s’occupe des édifices consacrés au culte !.. donc de tout ce qui pouvait intéresser Fulcanelli mais il reste encore la pièce maitresse qui a fait que ces deux hommes se rencontrent, car ils avaient encore en commun un sujet d’importance sur lequel l’adepte et savant était le seul en France à pouvoir le conseiller. C’est ce que nous allons voir … l’essentiel étant réservé aux lecteurs de livres.

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On se souvient des nombreuses déclarations de son élève Eugène CANSELIET, faisant référence à son maître sur ses difficiles travaux, sa crainte de perturber les ondes célestes et son indéfectible présence aux congrès des électriciens. Inutile de dire que ces éléments mettent un terme définitif aux différentes élucubrations qui ont fait l’objet jusqu’ici de publications dont la médiocrité n’a d’égale que l’imagination fantasque de leurs auteurs d’avantage préoccupés de bâtir un roman à sensation plutôt que s’atteler aux âpres contraintes de la recherche historique. JK (à suivre …)

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Fulcanelli, Nec Te Nec Sine Te ou la Farlouse des prés

Farlouse Pipit   Caisson 9. – Le soleil, perçant les nues, darde ses rayons vers un nid de farlouse, contenant un petit œuf et posé sur un tertre gazonné. Le phylactère, qui donne au bas-relief sa signification, porte l’inscription :

. NEC . TE . NEC . SINE . TE .

 » Non pas toi, mais rien sans toi. Allusion au soleil, père de la pierre, suivant Hermès et la pluralité des philosophes hermétiques. L’astre symbolique, figuré dans sa splendeur radiante, tient la place du soleil métallique ou soufre, que beaucoup d’artistes ont cru être l’or naturel. Erreur grave, d’autant moins excusable que tous les auteurs établissent parfaitement la différence existant entre l’or des sages et le métal précieux. C’est, en effet, du soufre des métaux que les philosophes entendent parler lorsqu’ils décrivent la manière d’extraire et de préparer ce premier agent, lequel, d’ailleurs, n’offre aucune ressemblance physico-chimique avec l’or vulgaire. Et c’est également ce soufre, conjoint au mercure, qui collabore à la génération de notre œuf en lui donnant la faculté végétative. Ce père réel de la pierre est donc indépendant d’elle, puisque la pierre provient de lui, d’où la première partie de l’axiome : nec te ; et comme il est impossible de rien obtenir sans l’aide du soufre, la seconde proposition se trouve justifiée : nec sine te. Or, ce que nous disons du soufre est vrai pour le mercure. De sorte que l’œuf, manifestation de la nouvelle forme métallique émanée du principe mercuriel, s’il doit sa substance au mercure ou Lune hermétique, tire sa vitalité et sa possibilité de développement du soufre ou soleil des sages.

En résumé, il est philosophiquement exact d’assurer que les métaux sont composés de soufre et de mercure, ainsi que l’enseigne Bernard Trévisan ; que la pierre, quoique formée des mêmes principes, ne donne point naissance à un métal ; qu’enfin, le soufre et le mercure, considérés à l’état isolé, sont les seuls parents de la pierre, mais ne peuvent être confondues avec elle. Nous nous permettons d’attirer l’attention du lecteur sur ce fait que la coction philosophale du rebis fournit un soufre, et non un assemblage irréductible de ses composants, et que ce soufre, par assimilation complète du mercure, revêt des propriétés particulières qui tendent à l’éloigner de l’espèce métallique. Et  c’est sur cette constance d’effet qu’est fondée la technique de multiplication et d’accroissement, parce que le soufre nouveau reste toujours susceptible d’absorber une quantité déterminée et proportionnelle du mercure. »

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Un soleil darde ses rayons vers un nid de farlouse. Cet oiseau naît dans les prés, le nid étant posé sous des herbes à même le sol.

 

Commentaire : dans l’un de ses carnets de voyages, l’Adepte parle de la Farlouse observée non sans émotion alors qu’il se trouve dans le désert saharien. La Farlouse est une humble alouette des prés ou passereau fréquent en Isère et Franche Comté. Elle migre chaque année en Afrique du Nord et c’est là que l’Adepte pu la retrouver à son grand étonnement …  Grand marcheur et observateur de la nature, préparateur auprès de Louis Pasteur, nous ne sommes donc pas étonnés à notre tour de voir cette référence surgir à l’occasion de l’un de ses commentaires sur les caissons de Dampierre sur Boutonne. Sauf que sur celui ci il commet une erreur. Ce qu’il prend pour un oeuf est en réalité un oeil inversé regardant de face le soleil. En fait il s’agit bien d’une sorte de nid mais à la place de l’oeuf l’artiste a placé ce qui ressemble à un  oeil qui absorbe les rayons du soleil.

Explication no 1  : Cet oeil est un oeil droit mais l’imprécision du dessin de Julien Champagne empêcha Fulcanelli de le décrire comme tel. L’oeil contemple le rayonnement solaire, ouvert à lui, ce qui est physiquement impossible car personne ne  peut regarder le soleil en face.

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Cependant dans son propre commentaire l’Adepte, en fin normalien qu’il est, grand connaisseur du grec et homme de culture donne toute sa dimension d’interprète en ajoutant :

«  La farlouse des prés (Anthus pratensis) est un petit oiseau voisin des alouettes. Il fait son nid dans l’herbe. On le nommait Anthos chez les Grecs ; mais ce mot a une autre signification de caractère nettement ésotérique. Anthos désigne encore la fleur et la partie la plus parfaite, la plus distinguée d’une chose ; c’est aussi l’efflorescence, la mousse ou l’écume de solutions dont les parties légères montent et viennent cristalliser à la surface. Cela suffit pour donner une idée claire de la naissance du petit oiseau dont l’unique oeuf doit engendrer notre Phénix. »

Il aurait pu également ajouter, puisqu’il insiste sur le vocable d’Anthos, que celui ci lutta contre Poséidon, ce qui personnifie cette double nature du Mercure et du Soufre, les pères générateurs de cet oeuf !

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Technique de multiplication : croissance cristalline d’oxyde de zinc en solution liquide sursaturée

Explication no 2 : il ne s’agit pas d’un oeil mais d’un ormeau, mollusque sur lequel avait travaillé l’adepte auprès de son Maître d’alors, Louis Pasteur lorsqu’il collaborait avec Henri Lacaze-Duthiers maitre de conférence à l’Ecole Normale Supérieure (élu à l’académie des Sciences en 1871 et Maitre de conférence sur les mollusques et zoophytes). L’illustration ci dessous en donne une meilleure vue et nous pouvons également comprendre son commentaire faisant état de « mousse » et « écume »..  Ce que l’on prend pour un nid est alors en réalité un bassin d’eau de mer où l’on peut voir les algues et la végétation d’eau. Le dessin au trait de Julien Champagne semble même indiquer les rides de l’eau et meparait plus approprié pour décrire un bassin qu’un nid d’oiseau.  De plus dans ses vieux jours, l’Adepte avait retrouvé les joies d’une modeste viticulture et avait appelé sa cuvée « Le clos des ormeaux » en souvenir de ses vacances passés en Charentes Maritime et qui sait pour d’autres raisons qu’il reste à découvrir !… Non loin de Dampierre sur Boutonne en direction de la Rochelle on pratique encore l’élevage en bassin des ormeaux. CQFD

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pour que l’on ne puisse plus dire n’importe quoi sur l’Adepte – JK (Johan Dreue)

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Fulcanelli, Dampierre sur Boutonne et Monsieur Depaul

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Saint Vincent Depaul, sans doute l’un des hommes les plus puissants du Royaume au point que le Cardinal  Mazarin le fit espionner pour sa propre sécurité !… mais il fut largement récompensé en retour de sa discrétion en faveur du fondateur de la Congrégation .

Dans un préambule assez long et très détaillé, l’adepte nous livre aussi une facette de son identité séculière. Il fait état en effet de ses doutes et interrogations quand à la réelle identité du concepteur de ce joyau hermétique que sont les 91 caissons de la galerie haute du Château de Dampierre sur Boutonne. A son accoutumé il nous laisse aussi des traces non négligeables et fait état – mais pourquoi ?, de la qualité de « colonel des grisons » ou plus exactement « colonel général des 100 Suisses et Grisons » des membres mâles de la famille, l’une des plus titrée et des plus noble de France, je veux parler des Gondi. L’acteur principal  n’est pas nommé car en réalité il trame toute l’oeuvre de l’Adepte, laissant ainsi le soin aux lecteurs curieux et attentifs de le remettre en place, ce que nous fîmes sans tarder.

Ce fut assez difficile de démêler l’écheveau de cette intrigue mais les faits sont têtus et donc nous y voilà : Dampierre sur Boutonne et Saint Vincent Depaul sont en effet intimement liés tout comme ce dernier est lié à d’autres demeures philosophales décrites par l’Adepte. Sur cette composition, de gauche à droite nous avons ; Claude Catherine de Clermont dont tout porte à penser qu’elle fut l’inspiratrice des fameux caissons et nous dirons pourquoi, puis Albert de Gondi son mari (1522-1602). Ce dernier eut notamment comme enfant Philippe-Emmanuel de Gondi (1581 – 1662) et c’est là qu’intervient le célèbre, très puissant  et très énigmatique « Monsieur Vincent Depaul » , principal conseiller et directeur de conscience dudit personnage.

Extrait

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Il est à peu près certain, et nous partageons sur ce point l’opinion de Léon Palustre, que le plafond de la galerie haute, où gît tout l’intérêt de Dampierre, fut exécuté de 1545 ou 1546 à 1550. Ce qui l’est moins, c’est l’attribution que l’on a faite de cet œuvre à des personnages, notoires sans doute, mais qui lui sont complètement étrangers. Certains auteurs ont, en effet, prétendu que les motifs emblématiques émanaient de Claude de Clermont, baron de Dampierre, gouverneur d’Ardres, colonel des Grisons et gentilhomme de la chambre du roi. Or, dans sa Vie des Dames illustres, Brantôme nous dit que, pendant la guerre du roi d’Angleterre et du roi de France, Claude de Clermont tomba dans une  » embusche  » dressée par l’ennemi, et y mourut en 1545. Il ne pouvait donc être pour si peu que ce fût dans les travaux exécutés après son décès. Sa femme, Jeanne de Vivonne, fille d’André de Vivonne, seigneur de la Châteigneraye, d’Esnandes, d’Ardelay, conseiller et chambellan du roi, sénéchal du Poitou, etc., et de Louise de Daillon du Lude, était née en 1520. Elle restait veuve à vingt-cinq ans. Son esprit, sa distinction, sa haute vertu lui acquirent une réputation telle que, à l’instar de Brantôme, louant l’étendue de son érudition, Lèon Palustre lui fait l’honneur d’être l’instigatrice des bas-reliefs de Dampierre :  » c’est là, dit-il, que Jeanne de Vivonne s’est amusée à faire exécuter, par des sculpteurs d’un mérite ordinaire, toute une série de compositions au sens plus ou moins clair.  » Enfin, une troisième attribution ne mérite pas même la peine d’être retenue. L’abbé Noguès , en mettant en avant le nom de Claude-Catherine de Clermont, fille de Claude et de Jeanne de Vivonne, émet une opinion absolument inacceptable, ainsi que le dit Palustre :

 » Cette future châtelaine de Dampierre, née en 1543, était une enfant au moment où s’achevaient les travaux. « 

Ainsi, pour ne point commettre d’anachronisme, est-on obligé d’accorder à Jeanne de Vivonne seule la paternité du décor symbolique de la galerie haute. Et pourtant, quelque vraisemblable que puisse paraître cette hypothèse, il nous est impossible d’y souscrire. Nous nous refusons énergiquement à reconnaître une femme de vingt-cinq ans comme bénéficiaire d’une science exigeant plus du double d’efforts soutenus et d’études persévérantes. En supposant même qu’elle ait pu, dans sa prime jeunesse, et au mépris de toute règle philosophique, recevoir l’initiation orale de quelque artiste inconnu, il n’en demeure pas moins qu’il lui aurait fallu contrôler, par un labeur tenace et personnel, la vérité de cet enseignement. Or, rien n’est plus pénible, plus rebutant, que de poursuivre, pendant de longues années, une série d’expériences, d’essais, de tentatives réclamant une assiduité constante, l’abandon de toute affaire, de toute relation, de toute préoccupation extérieure. La réclusion volontaire, le renoncement au monde sont indispensables à observer si l’on veut obtenir, avec les connaissances pratiques, les notions de cette science symbolique, plus secrète encore, qui les recouvre et les dérobe au vulgaire. Jeanne de Vivonne se soumit-elle aux exigences d’une maîtresse admirable, prodigue d’infinis trésors, mais intransigeante et despotique, voulant être aimée exclusivement pour elle-même et imposant à ses adorateurs une obéissance aveugle, une fidélité à toute épreuve ? Nous ne trouvons rien chez elle qui puisse justifier un tel souci. Au contraire, sa vie est uniquement mondaine. Admise à la cour, écrit Brantôme,  » dès l’âge de huict ans, y avoit elle esté nourrie, et n’avoit rien oublié ; et la faysoit bon ouyr parler, ainsy que j’ay veu nos roy et reynes y prendre un singulier plaisir de l’ouyr, car elle sçavoit tout et de son temps et passé ; si bien qu’on prenoit langue d’elle comme d’un oracle. Aussi, le roy Henri IIIe et dernier la fist dame d’honneur de la reyne, sa femme.  »

Vivant à la cour, elle voit successivement cinq monarques se succéder sur le trône : François Ie , Henri II, François II, Charles IX et Henri III. Sa vertu est reconnue et réputée au point d’être respectée par l’irrévérencieux Tallemant des Réaux ; quant à son savoir, il est exclusivement historique. Faits, anecdotes, chroniques, biographies en constituent l’unique bagage. C’était, en définitive, une femme douée d’une excellente mémoire, ayant beaucoup écouté, beaucoup retenu, au point que Brantôme, son neveu et historiographe, parlant de Mme de Dampierre, dit qu’elle  » estoit un vray registre de la court « . L’image est parlante ; Jeanne de Vivonne fut un registre, agréable, instructif à consulter, nous n’en doutons pas, mais elle ne fut point autre chose.

Entrée si jeune dans l’intimité des souverains de France, avait-elle seulement plus ou moins résidé, par la suite, au château de Dampierre ? Telle était la question que nous nous posions en feuilletant le beau recueil de Jules Robuchon , lorsqu’une notice de M. Georges Musset, ancien élève de l’école des Chartes et membre de la Société des Antiquaires de l’Ouest, vint à propos la solutionner et appuyer notre conviction.  » Mais, écrit G. Musset, voilà que des documents inédits viennent compliquer la question et semblent créer des impossibilités. Un aveu de Dampierre est rendu au roi, à cause de son châtel de Niort, le 9 août 1547, à l’avènement de Henri II. Les avouants sont Jacques de Clermont, usufruitier de la terre, et François de Clermont, son fils émancipé, pour la nue-propriété. Le devoir consiste en un arc d’if et un bousson sans coche. De cet acte, il semble résulter :

I° que ce n’est pas Jeanne de Vivonne qui jouit de Dampierre, ni sa fille Catherine qui le possède ;

2° que Claude de Clermont avait un jeune frère, François, mineur émancipé en 1547. Il n’y a pas lieu, en effet, de supposer que Claude et François seraient un même personnage, puisque Claude est mort pendant la campagne de Boulogne, finie, nous le savons, par le traité entre François Ier et Henri VIII, le 7 juin 1546. Mais alors que devint François, qui n’est pas indiqué par Anselme ? Que se passa-t-il, relativement à cette terre, de 1547 à 1558 ? Comment, d’une aussi belle association d’incapacités au point de vue de la possession, usufruitiers ou mineurs, put sortir une habitation aussi luxueuse ? Ce sont là des mystères que nous ne pouvons éclaircir. C’est déjà beaucoup, croyons nous, que d’entrevoir les difficultés. « 

Ainsi se trouve confirmée l’opinion que le philosophe à qui nous devons tous les embellissements du château, — peintures et sculptures, — nous est inconnu et le restera peut-être à jamais.  » Fulcanelli in Demeures Philsosophales

par JK, tous droits réservés in « à l’ombre des Chênes »

Le four en faïence de Winterthur par David Pfau (Haffner)

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de l’utilisation des feux …

Dans la catégorie des arts du feux à cuisson lente nous trouvons les verriers (vitraux) et les céramistes et autres émailleurs. Pour les feux, l’utilisation d ‘un four en faïence est une bonne étape. L’Adepte signale l’existence de ce poêle aux médaillons hermétiques situé à Winterthur en Suisse non loin de Zurich. Il fut fabriqué par Pfau (ou Pfauw) et l’adepte le signale dans son Mystère des cathédrales. A l’époque il n’était vraiment pas évident d’en connaitre l’existence sauf si … c’est ce que nous expliquons dans notre ouvrage à paraitre.

Les dix-huit panneaux ci-dessous ont donné lieu à une interprétation dans l’ouvrage de J.J. Bourcart, Esquisse hermétique du tout universel, Zurich, 1896 avec une préface de Gérard d’Encausse. A notre tour et comme nous l’avions déjà fait en 1995, nous donnerons l’explication de chacun des panneaux, pour le reste il faudra se reporter à notre ouvrage en deux tomes.

Concernant le poêle de Winterthur, il faut savoir que sa décoration, assortie de commentaires, fut publiée au sein d’un ouvrage, imprimé à Zurich en 1896. L’ouvrage en question, intitulé « Esquisses du Tout Universel » fut signé d’un pseudonyme : Jacob. Ce pseudonyme masquait en réalité Jean-Jacques Bourcart, ancien industriel, philanthrope, issu d’une famille alsacienne. Bourcart s’était vu retiré la direction de l’entreprise familiale après avoir voulu la livrer à l’autogestion des salariés. Une seconde édition de l’Esquisse du Tout Universel bénéficia d’une préface du docteur Gérard Encausse, dit Papus.

Le four de Winterthur et Fulcanelli :

A la lecture des documents afférents au poêle de Winterthur, certaines remarques s’imposent :
Le poêle est attribué à H.H. Pfau (Hans Heinrich). Fulcanelli écrit P.H. Pfau, et P.F. Pfau (dans les Demeures…) – Bourcart commentant le sens hermétique du poêle use de la formule « Savoir, Pouvoir, Oser, se Taire » sur laquelle s’achève également « le Mystère des Cathédrales ».

Enfin, commentant le 10 ème médaillon ornant le poêle, Bourcart écrit :  » Un homme pêche à la ligne et tire d’un étang un beau poisson ». Fulcanelli (dans le Mystère) explique : « …on voit un pêcheur à la ligne sortant de l’eau un beau poisson… »
Or, même en usant d’une bonne loupe, il faut beaucoup de bonne volonté pour déceler un poisson et encore plus d’acuité visuelle pour pouvoir le qualifier de beau !  Donc, Fulcanelli connaissait fort bien le travail de Bourcart … voire Bourcart en personne, ce qui n’est pas sans importance à plus d’un titre : l’importance de la suisse et de Zurich, en particulier, dans cette affaire ne peut s’expliquer que par un familier des lieux, en l’occurrence par un franc-comtois de plus spécialiste des fours : notre adepte !  Mais ceci n’est qu’un très pâle aperçu de nos propres découvertes que nous allons consigner dans un cahier spécialement dédié à ce four en faïence.

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Blason de la famille H. Pfau où le Paon fait miroiter l’arc en ciel du  feu de ses couleurs

(le Paon est aussi emblématique de l’Art Royal)

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Fulcanelli à Yellowstone : d’Hélios à Vulcain

vulcainLe dernier voyage de l’Adepte. C’est sans doute à l’occasion de ce denier voyage que l’Adepte reçu son deuxième nom de baptême sous l’invocation de Vulcain, le maître des forges de la terre.

Les abonnés à nos cahiers Fulcanelli recevront donc sous peu la retranscription de ce voyage exceptionnel (surtout) en son temps qui lui permis de rencontrer Tesla et tant d’autres scientifiques de renom. L’objet étant l’étude des mécanismes de la terre et de son manteau rocheux, ce voyage correspond grosso modo aux préoccupations qu’il livra dans ses notes inachevées du Finis Gloriae Mundi. Son but était aussi technique et l’étude des machines hydrauliques en faisait partie (tout comme pour Farah Dina, ingénieur hydraulicien) . Nous en donnons le récit complet avec les commentaires explicatifs et les références en parallèle avec l’oeuvre publiée sous son pseudonyme.

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Finis Gloriae Mundi : l’heure de la vérité

Finis Gloria Mundi : En 1923, Fulcanelli confie à son unique disciple, Eugène Canseliet, trois paquets scellés à la cire avec trois titres : Le Mystère des Cathédrales, Les Demeures Philosophales et Finis Gloriae Mundi avec mission de parachever la rédaction des notes importantes de ces ouvrages et de les publier.
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Si Le Mystère des Cathédrales voit le jour en 1926 et Les Demeures Philosphales en 1930, le Maître exige le rendu de son troisième ouvrage. Finis Gloriae Mundi ne doit pas paraître. Aux trois paquets scellés de cire, le Finis Gloriae Mundi entendait lui briser les 7 sceaux du livre de l’Apocalypse.

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Finis Gloriae Mundi : Sol Invictus

Sol Invictus

Nos illustrations sont disponibles sous format poster en différentes tailles, nous contacter pour avoir un devis

Après avoir résolu les différents points concernant la biographie du Maître, il restait une dernière étape. Sans doute est ce là « le Don de Dieu » ou bien sa main tutélaire qui nous guidait mais quelle ne fut pas notre surprise en classant ses notes de découvrir la formule même qui devait résumer l’ensemble des travaux résumés sous le titre de Finis Gloriae Mundi. En fait et contrairement à ce que d’aucun pensent, la quasi totalité des chapitres a été préservée et disséminée dans le corpus général (comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire). Sauf un chapitre sur lequel nous aurons d’ailleurs à nous expliquer (facilement) concernant le retable d’Issenheim attribué à Grünewald, en réalité Maître Mathis. Pour le reste aujourd’hui je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que les questions générales autour du Finis Gloriae Mundi ont toutes trouvées leur réponse, pour autant que l’on ne sorte pas d’un cadre rationnel évidemment. Nous ne donnerons donc pas de crédit aux extravagantes rumeurs sur le séjour à Séville et autres fadaises du même tonneau que le disciple auto proclamé avait laissé entendre dans son célèbre entretien avec Robert Amadou. Bien des points restent encore dans l’ombre mais cela est dû au génie même du Maître tant sa profondeur de vue était immense. Imagine t’ont aujourd’hui Marcelin Berthelot sans ses importantes contributions à l’histoire de l’Alchimie, de même pour Chevreul et la création d’une importante bibliothèque au musée du jardin des plantes, que dire encore de Camille Flammarion etc .. Il convient de restituer à l’un ce qui appartient à l’autre afin que deux ne fassent plus qu’un et c’est à cette tâche austère que nous nous sommes dévoués depuis maintenant près de 30 ans !.. JK

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