Archives du mot-clé jacques coeur

Charles VI le roi fol, disciple d’Hermès

Charles VI, dit « le Bien-Aimé », « le Fou » ou « le Fol » comme il a été surnommé au XIXe siècle (né à Paris, le 3 décembre 1368 – mort à Paris, le 21 octobre 1422) est roi de France de 1380 à 1422. Fils du roi Charles V et de Jeanne de Bourbon, il est le quatrième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.

Ce roi nous a laissé une œuvre que vous pourrez télécharger en fin d’article et voici ce qu’en disait le disciple de Fulcanelli, Eugène Canseliet :

« Entre le surnom de Capet que le fils d’Hugues le Grand reçut, à la fin du Xe siècle, lorsqu’il fut élu roi de France et l’écu armorié des trois lys d’or sur champ d’azur, le rapprochement est à établir.

On connaît, bien sûr, l’ordinaire et sotte explication selon laquelle le duc de France dut, à l’anormale grosseur de son crâne, d’être appelé Capet ; on voulut même que t’eût été choper, à cause d’une sorte de bonnet dont il aimait à se coiffer. Que ne trouve-t-on pas, quand on veut, de toute façon, esquiver la difficulté que l’ésotérisme oppose toujours à sa pénétration réelle !

La simplicité, qui est le sceau de la Vérité, ne demande-t-elle pas qu’on prenne Capet (caput, génitif capitis) la tête, pour le commencement, ou le point de départ. Mieux encore le vocable Capet évoque-t-il le caput mortuum – la tête morte – des traités anciens d’alchimie de la médiévale latinité.

L’écu de France était d’abord semé de fleurs de lys, lesquelles furent réduites à trois par Charles VI, selon que nous permirent de le vérifier, les catalogues illustrés, uniformément magnifiques, et fréquemment somptueux, comme l’est, tout particulièrement, celui des collections de Roger Peyrefitte, qui furent dispersées le 29 avril 1974. Ces catalogues, Jean Vinchon, l’expert national en numismatique, qui est installé au n° 77, rue de Richelieu, à Paris, conserve la gentillesse de nous les adresser, sans qu’il y ait jamais failli. Le curieux d’Art et de Nature trouvera profit à se pencher sur ces images, à visiter ces monuments qui sont ceux de l’Antiquité et de l’Histoire, en même temps que la source permanente des renseignements héraldiques les plus anciens et les plus précieux. Aux monnaies de bronze, d’argent, d’électrum ou d’or, sont adjoints les médailles, les camées, les bijoux et les intailles. La mise en est inépuisable, livrant parfois de merveilleux trésors qui, dans l’oubli, attendaient l’invention, au jour fixé par le destin.

Ainsi fut découvert, voici quelque cinq ans, dans l’abbaye normande de Philippe de Saint-Pierre tout dévoué aux envahisseurs anglais, à la faveur des travaux de restauration, un petit pot rempli de pièces d’or de Jean Le Bon, de Charles V, de Charles VI et, pour la plus grande partie, d’Henri V, roi des Français et de l’Angleterre – Henricus Francoru(m) et Anglie Rex.

C’est ce que nous relevons en exergue, sur un angelot d’or du monarque susdit, qui est mentionné « très rare et superbe », presque à fleur de coin, et qui présente, à l’avers, un ange vu de face, maintenant devant lui, l’un près de l’autre et debout sur leurs pointes, l’écu de France, puis un second écartelé de France et d’Angleterre.

Ceci n’est-il pas suffisamment remarquable, que ce pût être un roi dément qui prit la décision de simplifier semblablement l’écu de sa famille : trois lys d’or, deux et un, sur azur ? Ne sont-ce pas là les trois clous, ou les pointes de fer, qui donnent à l’eau la pureté bleue du ciel ?

Charles VI le fou, fils de Charles V le sage ! Où se tiennent, aurait dit saint Paul, la sagesse ou la folie chez les hommes, de quel côté s’y trouvent-elles, s’exclamerait-il aujourd’hui !

N’est-il pas très étrange aussi, que le seul roi de France, qui fut le bien-aimé pour ses sujets et devint le fou pour l’Histoire, laissa, à l’intention de la postérité, le traité d’alchimie, nettement désigné : L’Œuvre royale de Charles VI Après cela, devra-t-on se montrer surpris, que le souverain débonnaire ait dépêché son Maître des Requêtes, Monsieur de Cramoisy, auprès de Nicolas Flamel, sans qu’il ait contraint l’alchimiste d’aucune manière ? »

Télécharger « l’œuvre royale de Charles VI »

Guide Fulcanelli de Bourges

coeurAssez curieusement le commentaire paru dans le Mystère des Cathédrales relatif à Bourges suit celui d’Amiens, deux lieux qu’il fut amené à connaitre à l’occasion de ses rencontres avec son vieil ami Edouard Branly. L’ancien préparateur a le sens du détail et de la rigueur et rien ne lui échappe, ainsi dès le préambule il note pour le déplorer   « la chapelle, restaurée et peinte » ou une « vingtaine d’anges trop neufs » (sic) … Par cette allusion, l’Adepte désigne la récente restauration effectuée par le peintre Alexandre Denuelle en 1865. Celui-ci a en effet dessiné le plafond de la chapelle en 1865. Ce dessin, actuellement conservé au musée des Monuments français, nous montre que le bas des voûtains était assez abîmé et que certains anges avaient en partie disparu. Commencé en 1865, ce travail sera amplifié en 1869. A cette dernière date, Denuelle est chargé de la restauration de toutes les peintures de la chapelle et c’est sans doute très peu de temps après que l’Adepte fait sa première visite. Une étude récente du Laboratoire de recherche des Monuments historiques montre qu’il « a entièrement repris la voûte, tout en respectant l’esprit des peintures », mais que son travail n’a pas été parfait dans les parties basses des murs. C’est aussi à cette date que son ami Edouard Branly trouve une affectation comme professeur dans la cité Berrichone, il n’y restera que quelques mois mais ce sera l’occasion pour ces deux grands hommes de faire connaissance des lieux et à Fulcanelli de consulter les archives locales et de dresser un premier inventaire en attendant d’autres visites faites entre 1882 et 1885.

Lire la suite Guide Fulcanelli de Bourges

Franc succès du colloque sur les nouveaux alchimistes à Bourges

bourges_na

Loin des alcôves et arrières salles obscures de boutiques ésotériques et dans la pleine lumière d’un établissement public, un évènement majeur s’est produit en la noble ville de Bourges au passé chargé de l’histoire de France. Franc succès du colloque qui s’est tenu à Bourges durant deux jours au Muséum d’Histoire Naturelle sous le maillet de son président Johan Dreue. Ce dernier, réitérant l’exploit de 1999 pour le centenaire du disciple Eugène Canseliet, divulgateur et commentateur éclairé de l’oeuvre de son maître Fulcanelli, a voulu placer ce colloque sous son auguste égide et en a profité pour dévoiler divers aspects de sa véritable personnalité et identité. Johan Dreue n’est pas un inconnu, outre le colloque organisé pour Eugène Canseliet au grand amphithéâtre de la Sorbonne, il fut aussi compagnon de route de l’association Atlantis, membre du comité de rédaction de Points De Vue Initiatique, ami de Robert Amadou avec qui il a eu une correspondance suivie et conseiller pendant plus de 12 ans pour les éditions Dervy. Derrière la personnalité de l’Adepte, homme de sciences de premier plan, il s’agissait de rétablir le dialogue interrompu avec la science et ses nouvelles avancées et dans cet esprit de réconciliation on a pu aborder autant les problèmes d’assation que celui des fluctuations du vide (énergie illimitée) ou encore des dimensions de densité de matière !… De belles exégèses symboliques ont également nourri la réflexion et d’un commun accord, en cela encouragé par l’ancien maire adjoint de Bourges, rendez vous a été donné pour l’année prochaine. Le prochain colloque sera placé cette fois sous le signe de l’Alchimie ou la médecine universelle (véra médicina). Le programme 2015 (oh combien passionnant vous sera dévoilé début janvier 2015)

Science et Alchimie : la presse en parle !

presseLe DVD du colloque sera prêt pour Janvier 2015 (3DVD avec des ajouts surprises)

dvd_bourges_camera

Prix spécial de 49 € avant fin 2014 et 80 € après

Plus de 8 heures filmées ! avec des extra

commander ici

Les nouveaux alchimistes débarquent à Bourges !

An artist’s rendering of the most distant quasarLes acteurs de cet événement ici et à découvrir sur place évidemment ! Nous avons placé en haut les trois principaux personnages qui animeront notre réflexion lors de ce colloque qui fait suite à celui que nous avions engagé en 1999 à l’occasion du centenaire de la naissance d’Eugène Canseliet.

Ouverture du colloque avec la participation de M. Roland Narboux, ancien maire adjoint de Bourges qui nous honore de sa présence

 

 

bourges_inscription

 

ouverture des portes à 10 h 30, pour les non inscrits entrée dans la mesure des places disponibles

à cette occasion, une réplique du collier de la Toison d’Or exécuté par un Maitre orfèvre de Besançon sera montré au publique. Il s’agit d’une première mondiale car on ne peut voir ce collier que dans les musées (Palais de Escurial, Vienne et Bruges)

Paradoxe du progrès illimité des sciences

 

Au soir de sa vie l’homme de science et adepte dresse un constat amer, ces pages qui terminent le second tome des demeures philosophales sont bien l’expression d’une vie dédiée aux sciences comme à La Science. Académicien ( fondateur de l’Académie des Sciences morales et politiques) il est comme lui un esprit libre, Jules Simon son ainé lui avait ouvert les grandes pages de la philosophie grecque et plus particulièrement celle de l’Ecole d’Alexandrie particulièrement gnostique. Tout comme l’Adepte c’était un normalien d’où cette naturelle citation qui témoigne de sa proximité avec l’homme qu’il pouvait aussi rencontrer au Sénat ou au Conseil de la république.

Fulcanelli in Demeures Philosophales TII, p 330

A tous les philosophes, aux gens instruits quels qu’ils soient, aux savants spécialisés comme aux simples observateurs, nous nous permettons de poser cette question :

« Avez-vous réfléchi aux conséquences fatales qui résulteront d’un progrès illimité ? »

Déjà, à cause de la multiplicité des acquisitions scientifiques, l’homme ne parvient à vivre qu’à force d’énergie et d’endurance, dans une ambiance d’activité trépidante, enfiévrée et malsaine. Il a créé la machine qui a centuplé ses moyens et sa puissance d’action, mais il en est devenu l’esclave et la victime : esclave dans la paix, victime dans la guerre. La distance n’est plus un obstacle pour lui ; il se transporte avec rapidité d’un point du globe à l’autre par les voies aérienne, maritime et terrestre. Nous ne voyons pas cependant que ces facilités de déplacement l’aient rendu meilleur ni plus heureux ; car si l’adage veut que les voyages forment la jeunesse, ils ne semblent guère contribuer à raffermir les liens de concorde et de fraternité qui devraient unir les peuples. Jamais les frontières n’ont été mieux gardées qu’aujourd’hui. L’homme possède la faculté merveilleuse d’exprimer sa pensée et de faire entendre sa voix jusqu’aux contrées les plus lointaines, et pourtant ces moyens mêmes lui imposent de nouveaux besoins. Il peut émettre et enregistrer les vibrations lumineuses et sonores, sans y gagner autre chose qu’une vaine satisfaction de curiosité, si ce n’est un assujettissement assez peu favorable à son élévation intellectuelle. Les corps opaques sont devenus perméables à ses regards, et s’il lui est possible de sonder la matière grave, en revanche que sait-il de lui-même, c’est-à-dire de son origine, de son essence et de sa destinée ?

Jules SimonAux désirs satisfaits succèdent d’autres désirs inassouvis. Nous y insistons, l’homme veut aller vite, toujours plus vite, et cette agitation rend insuffisantes les possibilités dont il dispose. Emporté par ses passions, ses convoitises et ses phobies, l’horizon de ses espoirs recule indéfiniment. C’est la course éperdue vers l’abîme, l’usure constante, l’activité impatiente, forcenée, appliquée sans trêve ni repos. « Dans notre siècle, a dit fort justement Jules Simon, il faut marcher ou courir : celui qui s’arrête est perdu. » A cette cadence, à ce régime, la santé physique périclite. Malgré la diffusion et l’observation des règles d’hygiène, des mesures de prophylaxie, en dépit des innombrables procédés thérapeutiques et de l’amoncellement des drogues chimiques, la maladie poursuit ses ravages avec une inlassable persévérance. A telle enseigne que la lutte organisée contre les fléaux connus ne semble avoir d’autre résultat que d’en faire naître de nouveaux, plus graves et plus réfractaires.

La nature elle-même donne des signes non équivoques de lassitude : elle devient paresseuse. C’est à force d’engrais chimiques que le cultivateur obtient maintenant des récoltes de valeur moyenne. Interrogez un paysan, il vous dira que « la terre se meurt », que les saisons sont troublées et le climat modifié. Tout ce qui végète manque de sève et de résistance. Les plantes dépérissent, — c’est un fait officiellement constaté, — et se montrent incapables de réagir contre l’envahissement des insectes parasites ou l’attaque des maladies à mycélium.

Enfin, nous n’apprendrons rien en disant que la plupart des découvertes, orientées d’abord vers l’accroissement du bien-être humain, sont rapidement détournées de leur but et spécialement appliquées à la destruction. Les instruments de paix se changent en engins de guerre, et l’on connaît assez le rôle prépondérant que la science joue dans les conflagrations modernes. Tel est, hélas ! l’objectif final, l’aboutissement de l’investigation scientifique ; et telle est aussi la raison pour laquelle l’homme, qui la poursuit dans cette intention criminelle, appelle sur lui la justice divine et se voit nécessairement condamné par elle. Fulcanelli

 

Retour au sommaire