Archives du mot-clé Kabbale

Kabbale et Franc-maçonnerie : les trois colonnes

Jakin et Boaz sont, selon la Bible hébraïque, les noms des deux colonnes d’airain fabriquées par Hiram et placées par le roi Salomon à l’entrée du Temple de Jérusalem (Premier livre des Rois 7,13-22) : « Le roi Salomon […] dressa les colonnes dans le portique du temple ; il dressa la colonne de droite et la nomma Jakin ; puis il dressa la colonne de gauche et la nomma Boaz. »

Les deux colonnes sont en fait un héritage du symbolisme égyptien lié aux pylônes figurant à l’extérieur du Temple surmonté d’une bannière ou d’un oriflamme.  L’usage égyptien était de donner des noms à chacune d’entre elles, formant accolés ensuite une phrase. Mais une autre tradition fait remonter ces colonnes à la Kabbale.

« Heureux qui connaît la science de la Kabbale et des nombres » (lettre de Antoine Meunier de Précourt, Vénérable Maître de la Loge Saint Jean des Amis Parfaits à l’Orient de Metz, à Willermoz, 1762).

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Sophiologie : la Femme et l’âme du monde

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L’idée d’une Âme du Monde est née, chez certains penseurs, d’une double insatisfaction, à la fois intellectuelle et psychologique : pourquoi et comment le Mal dans la Création ; quel genre de rapport entre le Créateur par principe absolu et parfait et la Création imparfaite ? Si Dieu est l’Unité parfaite et le Tout, comment le monde, le multiple et le relatif, peut-il subsister en dehors de lui ? Ou bien faut-il considérer que ce Dieu, ou quelque chose de divin, se trouve malgré tout dans le monde ? La Kabbale (= tradition) s’est donnée pour tâche d’établir la liaison de l’absolu et du relatif. Pour ce faire, elle a inventé les Séphiroth, parmi d’autres concepts, pour exprimer l’adaptation de la nature absolue de Dieu aux conditions de la relativité de l’univers.

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La prakṛti est une substance inconsciente mais éternellement active. Nature multiforme, tantôt elle se développe et se différencie en cosmos, produisant en son propre sein tous les êtres matériels, tantôt elle se rétracte, résorbe en elle tous les existants et revient à son état indistinct et subtil originel. Dans la philosophie du Sāṃkhya, Prakṛti est la matière primordiale à l’état manifesté qui sous le reflet de puruṣa engendre les vingt-trois principes de la manifestation ou de la création tout entière. Ceci étant dû au déséquilibre des trois guṇa que sont sattva, rajas et tamas.

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