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Aux sources du Tarot et le livre des morts égyptien

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Au commencement était l’Égypte, Mère des mystères. Elle reçut la révélation sur l’âme, sa lumière, sa nature, ses facultés, son origine divine et son devenir et cette révélation elle l’a traduite en mythes et consignée dans le Livre des morts. Avec les Védas ce livre est sans doute le plus ancien dépôt écrit de l’humanité et il eut une suite orale transcrite dans ce qui allait devenir le TAROT. Après la chute de l’Égypte, il fut préservé pendant des siècles tout au long de l’empire romain via l’empire Byzantin, puis ces antiques arcanes allaient renaître au Moyen Age à l’ombre des monastères carolingiens à mesure que le savoir occidental se reconstituait. La plus vielle carte connue du Tarot date du 13ème siècle et fut retrouvée dans les archives du monastère de  Benediktbeuren regroupées sous le nom de « Carmina Burana ». Comment et pourquoi le lien n’a-t-il jamais été fait jusqu’à présent ? C’est pourtant l’incroyable découverte qu’à faite l’auteur de ce livre qui pour la première fois vous délivre le code secret du Tarot et une façon de le comprendre à la lumière de ses véritables origines,  comme jamais jusqu’à présent. Une étude détaillé et comparative du MAT et des arcanes XVI, XVII, XVIII, XIX  vous en donne tous les détails pour prouver le bien fondé de cette hypothèse qui est aucun doute la plus extraordinaire jamais faite jusqu’à ce jour et bouleverse bien des interprétations !

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Reditus Virginis

 Viege aux 18 attributs
Viege aux 18 attributs

à propos de la Vierge alchimique de Reims et du cahier de l’Arl résumant les conclusions des différents experts sur ce sujet important d’hermétisme. Dans un de ses livres, le critique d’art et l’historien  Emile Mâle retraçait l’émergence de l’image, suivant l’idée, de l’Immaculée Conception – qui ne doit pas être confondue,  avec la naissance virginale de Jésus, né de Marie.

« Vers la fin du XVème siècle, une idée mystérieuse, qui, depuis plus de cinq cents ans, germait secrètement danss les âmes, leva soudain. Il apparut alors avec évidence aux théologiens que la Vierge n’avait pu participer à la faute originelle, et qu’un décret particulier de Dieu l’avait exceptée de la loi. Exemplaire parfait d’une humanité nouvelle, Marie, semblable à Eve au sortir des mains de Dieu, était entrée dans le monde sans porter le poids du péché. »

Mâle pose un peu plus loin la question iconogénétique :

L’entreprise était difficile : comment représenter la Vierge à l’état de pur concept ? comment faire entendre qu’elle avait été créée sans tache par un décret de Dieu, qu’elle existait dans sa pensée avant le commencement des siècles ?
Dès le XVè siècle, les artistes essayèrent de résoudre le problème. Ils songèrent d’abord à cette femme dont l’Apocalypse parle avec tant de mystère. Ille a la lune sous les pieds, des étoiles sur la tête, et le soleil l’enveloppe ; elle semble plus antique que le temps ; elle a été conçue, sans (boute, avant cet univers. Une telle image exprimera donc ce qu’il y a de grandiose dans le concept d’une Vierge antérieure à l’humanité et affranchie des lois qui la régissent. »

Sous cet aspect dérivé des visions de l’apôtre Jean à Patinas, la Vierge de l’immaculée Conception a fourni de fait, dans le domaine des arts visuels, le thème figuré peut-être le plus important des ripostes, par l’image, de la Contre Réforme à la poussée doctrinale et iconoclaste du Protestantisme. Toutefois, dans sa vingt-cinquième et dernière session, en 1563, le Concile de Trente s’était montré sévère et même rigoriste dans ses interdits :

« le Saint Concile défend que l’on place dans les églises aucune image qui s’inspire d’un dogme erroné et qui puisse égarer les simples, défend de placer en aucun lieu, dans les églises qui ne sont pas assujetties à la visite de l’ordinaire, aucune image insolite, à moins que l’évêque ne l’ait approuvée
La Vierge du tableau de Reims est donc assurément «insolite» selon les normes conciliaires. Mais ce qui l’est au point de pouvoir passer aux yeux d’une censure ombrageuse pour une audace hétérodoxe, voire hérétique, c’est l’inscription en capitales grecques (en partie «protégée», il est vrai, par sa construction même) qui, en manière d’exergue, souligne, au bas du tableau, le motif principal.

reditusTraduction : AI-JE ENFANTE ETANT VIERGE ? ENFANT N’AYANT PAS DE PARENTS

A mettre en parallèle avec les deux citations bibliques trouvées à Reims sur les tapisseries données à la cathédrale par l’arche vêque Robert de Lenoncourt :

NONDUM ERANT ABISSI,ET ERGO JAM CONCEPTA ERAM

« Les abîmes n’étaient pas encore, et moi j’étais déjà conçue. » Prov. VIII, 24

Pour la première fois la traduction littérale qui fait voir ce qui avait échappé jusqu’à présent aux différents interprètes : l’interrogation .. à suivre dans le cahier, voir ici

ange Pour commander le cahier avec la planche de la vierge alchimique cliquer sur la figure ci-dessus

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La Vierge alchimique de Reims

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La Vierge alchimique de Reims, un cahier plus un poster. La date de 1624 avancée en 1907 par l’ancien conservateur Henri Jadart est tout à fait plausible

 

Découvert par Oswald Wirth qui en fit une étude, ce tableau découvert à Reims et qui fut visible au musée de l’Ancien collège des Jésuites de Reims n’a cessé de susciter diverses interrogations quand au message qu’il est censé véhiculer. Une oeuvre riche « en contenuss émantiques et symboliques, mais dispersés, voir éclatés » selon l’un de ses analystes Antoine Faivre. Dans ce cahier nous délivrons à notre tour après le texte d’Oswald Wirth quelques pistes liées aux arcanes d’Hermes.

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La réponse au Sphinx ou le tarot des Avenières

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22 cartes + 2 cartes de la chapelle d’or, soit 24 cartes au format 10 x 15 sur papier d’art livré dans un boitier cadeau avec le livret explicatif.

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C’est à Genève, que Mary fait Schillito  la connaissance d’Assan Dina, à l’occasion d’une conférence sur la théosophie, et c’est Salomon Reinach qui l’amène pour la première fois aux Avenières. Une relation suivie, basée sur l’occultisme et l’astrologie, ne tarde pas à s’établir entre eux. Ce tarot que l’on peut admirer dans la chapelle du château est le fruit d’une oeuvre collective dont on peut citer quelques protagonistes.

Salomon Reinach :  issu d’une famille de banquiers juifs allemands originaires de Francfort. C’est le vice-président de l’Alliance juive universelle. Grand érudit, archéologue, il est directeur, depuis 1902, du musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye. Il est aussi membre de l’Académie des inscriptions et belles lettres. Passionné par les récits mythologiques, il a publié Cultes, mythes et religions en 1905, un livre auquel Freud fait de nombreuses références dans Totem et Tabou qui paraît en 1913. Entre temps, en 1909, Salomon Reinach a publié Orpheus, histoire générale des religions. Parmi les personnalités du monde des arts qu’il fréquente, figure une Américaine installée à Paris depuis 1893, Romaine Brooks, peintre de talent, qui deviendra en 1915 le grand amour de Natalie Clifford Barney, l’amie d’enfance des sœurs Shillito.

Marcelle Senard : en 1914  Marcelle Senard publiera deux ouvrages ayant trait à la philosophie du Britannique Edward Carpenter, elle choisira de les éditer à la Librairie de l’Art indépendant que dirige l’écrivain et musicien Edmond Bailly, personnalité de premier plan du symbolisme, de l’ésotérisme et de la théosophie, assisté de Gaston Revel, autre membre influent de la Société théosophique. Beaucoup plus tard, en 1948, c’est un livre d’astrologie de 600 pages que Marcelle Senard fera paraître à Lausanne : Le Zodiaque clef de l’ontologie appliqué à la psychologie, une œuvre encore très prisée par les astrologues d’aujourd’hui, puisqu’on continue à la rééditer et à la traduire. En fréquentant ce milieu, Marcelle rencontre un passionné d’ésotérisme nommé Assan Farid Dina, client assidu de la Librairie de l’Art indépendant, laquelle a édité un ouvrage sur La magie et la divination chez les Chaldéo-Assyriens.

Oswald Wirth : on sait par une correspondance qu’il a séjourné aux Avenières entre 1924 et 1925. Suisse aleménique, il fréquentait également les mêmes lieu et certaines lames sont très proches de son Tarot des Imagiers publié en 1926.

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Introduction au Tarot thébain

L’Astrologie est un traité de la Providence.
ST Jérôme.

Cahier du Sphinx no 2
Cahier du Sphinx no 2

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L’une des sources d’inspiration du fameux tarot des Avenières est celui de Falconnier au travers de son ouvrage « le Tarot divinatoire » qui fut préfacé à l’époque par le célèbre Alexandre Dumas lui même !

On s’en compte d’avantage en mettant en regard ces deux lames : arcane de la Papesse, vous en trouverez l’explication dans le fascicule avec la reproduction en noir et blanc des 22 lames.

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Le Tarot, du sanscrit TAR-O, étoile fixe (proba¬blement la polaire qui dans l’astrologie antique symbolisait la tradition immuable) n’est autre chose que la synthèse théosophique et symbolique du dogme primitif des Religions en même temps qu’une méthode simplifiée d’Astrologie, retrouvées par le Mage Hermès surnommé trismégiste qui était hiérophante des Temples de Thèbes, 2000 ans, avant JC, où il se servait du Tarot comme instrument augural ; il était alors gravé sur 22 lames, d’or, qui portaient en plus des hiéroglyphes symboliques, les figures de l’alphabet hiératique des Mages correspondant à un nombre sacré (science magique des nombres) on y voyait aussi les signes du Zodiaque et des sept Planètes, il fut à peu près complètement détruit lors de l’invasion des Perses, sous Cambyse ; il était également reproduit en peintures murales sur les parois des cryptes des grands Temples qui servaient aux initiations des profanes qui venaient se faire recevoir au collège des Mages, il était gardé par un prêtre appelé Pasto¬phore, qui en expliquait le sens symbolique seule¬ment, aux Néophytes ; les Clés divinatrices n’étaient dévoilées qu’à ceux qui parvenaient aux plus hauts grades du sacerdoce d’Isis et sous peine de mort pour qui en révèlerait les mystérieux arcanes. (D’après Hérodote), le principal sanctuaire initiatique se trouvait près du lac Moeris et portait le nom de Labyrinthe, il fut construit par les rois Memphites. (Clément d’Alexandrie).

On retrouve de nos jours dans les textes des rituels sacrés sur rouleaux de papyrus, au musée du Caire (où j’ai fait faire les traductions) de même que l’on voit encore en partie des figures du Tarot dans les ruines des temples de Thèbes,notamment sur un plafond astronomique d’Une des salles hypostyles soutenue par 22 colonnes du Palais de Medinet-Abou et dans un calendrier sacré qui se trouve sculpté sur la paroi sud de ce monument construit sous Thot-Motesis III, de la XVIIIe dynastie.

Dans les cérémonies du culte public on promenait processionnellement les figures du Tarot augural sous formes de statuettes à têtes d’animaux, car pour le vulgaire le symbolisme n’était pas le même que pour les Mages. C’est ainsi qu’Osiris : le soleil, était représenté avec une tête d’épervier et Isis, la divinité, par une statue voilée de noir, avec cette inscription :

JE SUIS TOUT CE QUI A ETÉ, TOUT CE QUI EST ET TOUT CE QUI SERA ET NUL MORTEL N’A PU LEVER MON VOILE !

Medinet-Habou-22Pour commander voir ici