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Quand René Guénon séjournait aux Avenières

Réné Guénon

 

De nombreuses personnalités sont venues en pèlerinage au domaine du temps d’Assan Dina et aussi une fois celui-ci disparu avec Mary Shillito. Oswald Wirth le grand réformateur de la Franc-maçnnerie française y séjourna également. La vie et l’histoire de René Guénon est définitivement liée à celle de Mary Shillito et des Avenières. Normalement il aurait du rentrer en France et sans le mariage de Mary Shillito avec Ernest Britt son destin aurait été tout autre. Ce que l’on sait moins c’est que cette dernière est revenue le voir en 1935 ! la preuve a été donné par René Guénon lui même dans sa correspondance à propos du divorce de Mary avec Ernest Britt :  C’est elle même qui me l’a raconté quand elle est revenue ici (ce devait être en 1935). Quand est-il venu et quels furent ses liens avec la veuve d’Assan Dina ? c’est ce que nous allons voir ici.

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Coeur mystique et Pierre alchimique

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A l’occasion de fouilles sur les soubassements du quartier de la Bourse une pierre d’un grand intérêt fut mis à jour. Elle fut trouvée dans la tour nord et sa datation (1716) écarte en principe toute référence à la Franc-maçonnerie inexistante à Marseille à cette époque.

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Axes majeurs : la rose solsticiale de Xavier Guichard

colonnesEleusis-Alésia, paru en 1936, fut très vite remarqué comme étant une oeuvre majeure par la plupart de ses contemporains dont René Guénon. Après la seconde guerre mondiale, cette œuvre monumentale retomba dans l’oubli.
L’auteur ne manque pas d’intérêt : ancien chef de la sûreté nationale à la Préfecture de police de Paris, Xavier Guichard s’illustra par l’arrestation de la fameuse bande à Bonnot qui défraya la chronique, il fut également la source d’inspiration du romancier Georges Simenon en suggérant le personnage du commissaire Maigret. Parallèlement à cette vie officielle il menait une autre enquête sur le terrain : celle d’une haute civilisation dont la caractéristique principale était de déployer une immense rose des vents à partir du site mythique d’Alaise en Franche Comté.

xavierguichard-bibilothequeS’agissait-il du lieu où se déroula la bataille des Gaules ? la place retranchée où les légions romaines sous la conduite de Jules César affrontèrent la coalition menée par Vercingétorix ? Xavier Guichard démontre surtout que le nom d’Alésia était d’abord lié à une civilisation répandue au travers du continent européen. Il était parvenu par ses recherches à concevoir un système qui faisait d’Alaise, rien moins qu’un des lieux sacrés Celtique du centre de l’Europe. Il démontra aussi que le monde antique était jalonné par des localités dont les noms dérivaient du mot Alésia, que toutes les lignes géodésiques formaient une rose des vents solsticiale qui convergeaient toutes vers Alaise. Eleusis en Grèce avait fourni le modèle cultuel.

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Qui étaient ces pionniers à pouvoir disposer d’une science aussi accomplie ? Xavier Guichard ne néglige aucune piste, y compris une possible origine atlantéenne. Il nous faudra plusieurs millénaires pour parvenir aux mêmes connaissances. C’est à la fin de l’Age du Bronze que Xavier Guichard date leur progressive disparition mais ainsi qu’il l’écrit, ce sont les débris épars de ces connaissances qui formèrent les assises de la civilisation européenne.

Dossier critique sur les travaux de Xavier Guichard et les axes majeurs de l’Europe :

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Le Lama Dorjieff et la Tradition ésotérique

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Que ce soit avec les Bouriates (Buriats) en Mongolie ou au Tibet avec le Bouddhisme tibétain, la grande chaine des Maitres ne s’est jamais interrompue. Plus proche de nous on peut déjà déjà cerner une origine de cette chaine avec le Lama Dorjieff. Les Bouriates ont toujours été au coeur de la géopolitique russe et de ses visées en Extrême Orient. Jusqu’à la première moitié du XVIIIème siècle, cette ethnie mongole était majoritairement fidèle à la religion chamanique avant de se transformer à partir de 1741 en une dévote population bouddhiste.

Dorzhiev-san-petersburgoLe plus célèbre représentant de cette intelligentsia est sans doute le lama Agwan Dorjiev, né dans le village de Khara-Shibir (province de Verknie­ Oudinak, aujourd’hui Oulan-Oudé) vers le milieu du XIXe siècle. Il fut d’abord élève au couvent d’Amochovski, en Mongolie bouriate, avant d’entrer en 1868 au monastère de Gandan selon certains, au monastère de Khüre, fameuse école lamaïste d’Ourga, selon d’autres. Puis il acheva ses études, non sans certaines complications à cause de sa nationalité russe, au couvent de Brebung (parfois orthographiée Drebung) près de Lhassa, considéré par les Anglais comme une pépinière d’éléments séditieux. Exceptionnellement doué et habile, parlant plusieurs langues orientales ainsi que le russe et le français, Dorjiev, grâce à sa réputation, fut nommé précepteur du treizième dalaï-lama, Thubten Gyatso (1876-1933), dont il devint l’un des conseillers le plus écoutés. En 1884, Dorjiev avait été admis dans la Société impériale de géographie, participant, à ce qu’on dit, à l’expédition de Prjevalski dans le nord du Tibet. En 1885, il entra en contacts étroits avec les services secrets tsaristes. Par ce biais, il introduisit discrètement soixante de ses confrères lamas dans les plus importantes administrations russes, aidé en cela par un autre Bouriate nommé Zybikov, homme de confiance de son compatriote Piotr Badmaïev. Promoteur d’une sorte de néo-bouddhisme avec des ambitions réformatrices, Dorjiev contribua aussi à une adaptation de l’alphabet mongol au parler de ses compatriotes. Dans le même temps, il se chargea de l’occidentalisation de l’écriture bouriate, favorisant la latinisation des caractères. Il s’agit d’un phénomène assez insolite, non pas tant parce que l’on se serait plutôt attendu, de la part d’un loyal sujet russe, à une « cyrillisation », que parce que l’on sait que lorsqu’on veut détruire une culture traditionnelle, la première chose à faire est d’en changer l’écriture.

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Monastère de Drepung ou le jeune Agvan Dorjieff étudia

Naturellement, la supposée appartenance de Dorjiev aux services secrets russes a été mise en doute par de nombreux auteurs, spécialement russes. John Snelling, auteur d’une biographie de Dorjiev qui fait autorité, il nie fermement cette éventualité, observant que l’influent lama s’était plongé en 1885 dans l’étude des traités de dialectique bouddhiques. On peut rétorquer que cette activité, en elle-même, ne l’empêchait certainement pas de se consacrer à quelque chose d’autre. D’ailleurs, le même auteur affirme que lorsque Dorjiev était à Lhassa, il n’était pas hermétiquement coupé de l’Empire russe, au point que l’on ne sait pas bien pour quel genre de services il reçut en 1896 une décoration de Nicolas II. Mais il y a plus. observant la rapidité avec laquelle le Bouriate avait achevé son apprentissage intellectuel à Lhassa en 1888, Snelling déclare qu’il fallait pour cela disposer de « fonds importants » et ajoute :

« Tout indique que Dorjiev avait un protecteur et parrain influent. peut-être recevait-il de l’argent de la Russie – peut-être de milieux haut placés en Russie. Naturellement, il se montre réservé au sujet de choses de ce genre. (Everything points to Dorzhiev having an influential patron and sponsor. Perhaps money was reaching him from Russia – and perhaps from high places in Russia. Naturally he is reticent about anything of this kind). »  à suivre …

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Chroniques Lotharingiennes : dossier sur les axes de l’Europe

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dossier spécial Xavier Guichard à propos de son ouvrage Eleusis Alésia. Étude sur les différents centres de l’Europe qui furent aussi les centres actifs de la Lotharingie, Alaise (Alésia), Strasbourg, Genève, Bruxelles. Introduction à la « Géographie sacrée » …

Brève introduction à la Géographie sacrée :

Dans son énigmatique  livre : Le Roi du Monde, René Guénon a fait une brève allusion à la géographie sacrée des Anciens:

« Il y avait en effet, dans l’antiquité, ce qu’on pourrait appeler une géo­graphie sacrée, ou sacerdotale, et la position des cités et des temples n’était pas arbitraire, mais déterminée d’après des lois très précises; on peut pres­sentir par là les liens qui unissaient l’« art sacerdotal » et l’« art royal » à l’art des constructeurs, ainsi que les raisons pour lesquelles les anciennes corpo­rations étaient en possession d’une véritable tradition initiatique… Naturel­lement, on devait recourir à des précautions toutes spéciales lorsqu’il s’agis­sait de fixer l’emplacement d’une cité qui était destinée à devenir, sous un rapport ou sous un autre, la métropole de toute une partie du monde; et les noms des villes aussi bien que ce qu’on rapporte des circonstances de leur fondation, mériteraient d’être examinés soigneusement à ce point de vue. »

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Ailleurs (dans le même livre), René Guénon avait écrit ceci qui éclaire le passage ci-dessus:

« Le centre du Lamaïsme ne peut être qu’une image du véritable « Centre du Monde »; mais tous les centres de ce genre présentent, quant aux lieux où ils sont établis, certaines particularités topographiques communes, car ces particularités, bien loin d’être indifférentes, ont une valeur symbo­lique incontestable et, de plus, doivent être en relation avec les lois suivant lesquelles agissent les influences spirituelles. »

Une étude de la « Géographie sacrée du monde grec », par M. Jean Richer, nous rappelle ainsi que Delphes, centre religieux du monde grec, représentait pour les Hellènes le «Centre du Monde » et, de plus, toute fondation d’une cité nouvelle était précédée d’une consultation de l’oracle de Delphes qui précisait l’emplacement de la future ville, laquelle se trou­vait ainsi rattachée symboliquement à Delphes. D’autre part, M. Jean Richer a pu déceler l’existence, dans le monde grec, d’un système com­plexe d’axes méridiens et parallèles analogue à celui que Xavier Guichard avait découvert autour d’Alaise-Alésia.

Une autre étude, non moins intéressante, avait été publiée en 1936 et 1937 dans la revue Etudes Traditionnelles sous le titre «La Dacie hyperbo­réenne ». Il s’agissait en fait, d’une enquête sur la géographie du monde roumain. On y retrouve notamment un mont Om, ou «Pôle gétique », sub­stitut du Mont Mérou originel. Voici d’ailleurs, le début du premier chapitre, où l’origine et le sens de la géographie sacrée se trouvent clairement exposés:

« Un des plus intéressants aspects de la manifestation cyclique est constitué par la grande migration hyperboréenne. Elle est une « descente » de l’indistinction polaire primordiale dans les multiples manifestations secondaires du cycle. Pourtant, ce n’est pas du point de vue historique pro­fane que cette manifestation nous intéresse, mais de celui du symbolisme historique, « signature » de réalités incomparablement plus profondes. Le symbolisme de cette migration se rattache en somme à la manifes­tation de Prakriti: indistinction polaire originelle, rupture de l’équilibre des trois gunas, imposée par la manifestation des possibilités totales du cycle; descente « tamasique » interrompue parfois par des étapes et des projections « rajasiques » à droite et à gauche sur divers plans de la possibilité univer­selle; symbolisme crucial évident et, disons-le, fatal.

On peut concevoir d’après cela que la migration hyperboréenne n’a rien d’une émigration; qu’on n’y trouve rien d’improvisé, de hasardé, de gratuit, de précipité. Il faut nous arracher à tous les préjugés modernes pour nous bien représenter cette migration sacrée, avec ses sacerdotes-rois, trans­portant d’étape en étape, sans aucune improvisation et selon une science géographique précise, ses « pénates », ses tabernacles, ses supports spirituels. Nous devons insister sur un point capital, sur lequel se base toute notre étude: ces étapes (qui duraient des millénaires) devaient avoir des « vertus » spéciales, des vertus « analogues » à celles des étapes précédentes et de la Contrée primordiale. C’est là une vérité fondamentale qu’il ne faut jamais perdre de vue. En d’autres termes, les montagnes, les eaux, les lieux géogra­phiques, leurs noms, les centres, les supports spirituels d’une étape avaient des vertus analogues à celles des étapes précédentes. Si, par exemple, il y avait de nouvelles Tula, de nouvelles Iles Blanches, ce n’est pas du tout, faut-il le dire, à la manière des Nouvelle-Orléans et des New York! Mais la géographie sacrée est de toutes les sciences traditionnelles la plus oubliée en Occident. »

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Le tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx

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Il est plus que vraisemblable que le tarot des Avénières a été conçu sous la double influence d’Oswald Wirth et d’E.Falconnier dont les ouvrages figuraient dans la bibliothèque d’Assan Dina (voir notre ouvrage, le Tarot des Avenières ou la réponse au Sphinx)

Le Tarot, du sanscrit TAR-O, étoile fixe (proba­blement la polaire qui dans l’astrologie antique symbolisait la tradition immuable) n’est autre chose que la synthèse théosophique et symbolique du dogme pri­mitif des Religions en même temps qu’une méthode simplifiée d’Astrologie, retrouvées par le Mage Her­mès surnommé trismégiste qui était hiérophante des Temples de Thèbes, 2000 ans, avant JC, où il se servait du (Tarot comme instrument augural ; il était  alors gravé sur 22 lames, d’or, qui portaient en plus des hiéroglyphes symboliques, les figures de l’alphabet hiératique des Mages correspondant à un nombre sacré (science magique des nombres) on y voyait aussi les signes du Zodiaque et des sept Planètes, il fut à peu près complètement détruit lors de l’invasion des Perses, sous Cambyse ; il était également reproduit en peintures murales sur les parois des cryptes des grands Temples qui servaient aux initiations des profanes qui venaient se faire recevoir au collège des Mages, il était gardé par un prêtre appelé Pasto­phore, qui en expliquait le sens symbolique seule­ment, aux Néophytes; les Clés divinatrices n’étaient dévoilées qu’à ceux qui parvenaient aux plus hauts grades du sacerdoce d’Isis et sous peine de mort pour qui en révèlerait les mystérieux arcanes. (D’a­près Hérodote), le principal sanctuaire initiatique se trouvait près du lac Moeris et portait le nom de Labyrinthe, il fut construit par les rois Memphites. (Clément d’Alexandrie).

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