Archives du mot-clé sophiologie

de la Chekhina à Gaïa, Guillaume Postel apôtre de l’Esprit Saint Féminin

Chékinah et Bina : éléments pour une approche du féminin en Dieu

L’Odyssée du Féminin solaire va prochainement aboutir à son terme et sa couleur sera verte, verte comme le vivant végétal.

Si le terme d’âme du monde a de nombreux équivalents, si sa définition pose de multiples problèmes, il en est de même de son homologue en Kabbale, le terme Chekhina. Formé sur une racine hébraïque au début de l’ère chrétienne, ce mot signifie inhabitation de Dieu dans le monde ; mais il a aussi le sens inverse de Dieu demeure de l’homme ; il s’agit donc d’une mutuelle inhabitation. Les chrétiens y voient le plus souvent l’équivalent du Saint-Esprit : mais la richesse et l’imprécision de ce terme en font parfois aussi l’équivalent du Verbe incarné, ou de Marie, ou de l’Église, assemblée des chrétiens.

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Sophiologie : la Femme et l’âme du monde

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L’idée d’une Âme du Monde est née, chez certains penseurs, d’une double insatisfaction, à la fois intellectuelle et psychologique : pourquoi et comment le Mal dans la Création ; quel genre de rapport entre le Créateur par principe absolu et parfait et la Création imparfaite ? Si Dieu est l’Unité parfaite et le Tout, comment le monde, le multiple et le relatif, peut-il subsister en dehors de lui ? Ou bien faut-il considérer que ce Dieu, ou quelque chose de divin, se trouve malgré tout dans le monde ? La Kabbale (= tradition) s’est donnée pour tâche d’établir la liaison de l’absolu et du relatif. Pour ce faire, elle a inventé les Séphiroth, parmi d’autres concepts, pour exprimer l’adaptation de la nature absolue de Dieu aux conditions de la relativité de l’univers.

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La prakṛti est une substance inconsciente mais éternellement active. Nature multiforme, tantôt elle se développe et se différencie en cosmos, produisant en son propre sein tous les êtres matériels, tantôt elle se rétracte, résorbe en elle tous les existants et revient à son état indistinct et subtil originel. Dans la philosophie du Sāṃkhya, Prakṛti est la matière primordiale à l’état manifesté qui sous le reflet de puruṣa engendre les vingt-trois principes de la manifestation ou de la création tout entière. Ceci étant dû au déséquilibre des trois guṇa que sont sattva, rajas et tamas.

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