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Deux logis alchimiques

Offre estivale valable dans la limite du stock disponible jusqu’au 30 juillet 2017

Tout comme l’avait déjà fait le disciple ces deux ouvrages en marge de la Science et de l’Histoire sont dédiés aux Frères d’Héliopolis …

Offre no 1 : les fresques alchimiques du réfectoire de CIMIEZ  avec la notice rare d’une demeure philosophale sise en Picardie. Le Château de Boulogne la Grasse et son message – 29 € au lieu de 36 €.

Cimiez :

Le monastère franciscain de Cimiez, situé à Nice, reçut au début du XXè siècle, la visite d’un adolescent de dix-huit ans accompagné de son maître. En effet, en 1917, Eugène Canseliet et son aîné Fulcanelli se rendirent à Cimiez.

Innoxia Floret, Elle fleurit sans nuire

Quarante ans plus tard, devenu le personnage que l’on connaît, il donna l’interprétation hermétique de plusieurs peintures décorant la sacristie, et les corridors du premier étage, là où sont situées les cellules des frères.  Eugène Canseliet possédait des photographies de la croix séraphique de Cimiez, et nous sommes enclin à penser qu’il avait également en sa possession un tirage complet des fresques du monastère. Nous nous sommes donc fréquemment posé la question suivante: pour quelle raison n’a-t-il jamais fait éditer un ouvrage comprenant toutes les peintures murales, commentées par lui ?

Les remarques formulées en notre présence par le maître de Savignies prouvent suffisamment, en tout cas, que les souvenirs le rattachant au monastère lui tenaient à cœur.

Quoi qu’il en soit, pour avoir fréquemment visité le lieu, grâce à l’obligeance du conservateur, et séduit par la beauté et la richesse des couleurs des peintures franciscaines, il nous a semblé opportun que les amateurs de la Science d’Hermès, ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté, puissent enfin avoir sous les yeux la totalité des fresques symboliques.  Bernard Chauvière

Le Monastère de Cimiez, 112 pages, 48 illustrations couleur, diffusion exclusive ARL 23.50 €

Offre no 2 : les fresques alchimiques de CIMIEZ plus les médaillons en 18 planches du célèbre four alchimique de Winterthur (ce dernier est en souscription pour une parution fin Août 2017)

Winterthur :

Cité par Fulcanelli, le « four alchimique de Winterthur » mérite plus qu’un détour car il s’agit d’un véritable «Mutus Liber» dont l’iconographie de faïence nous délivre de façon didactique le message hermétique du Grand Œuvre. Datant de la fin du XVIIème siècle, ce sont ses panneaux de faïence qui suscitent autant l’admiration que l’intérêt par la force du testament crypté qu’il contient. Ce calorifère aurait pu rester dans l’oubli des contemporains mais c’était sans compter sur un homme qui en perça le secret au XXème siècle attirant du coup l’attention des plus grands hermétistes sur lui : la personnalité de cet homme est unique et à l’égale de celle de l’Adepte français qui prit la peine de le citer à deux reprises. Resté jusqu’à présent dans l’anonymat nous révélons sa personnalité dans cette enquête avec la transcription des textes qui accompagnent les phases de l’œuvre décrite sur les différents panneaux. Enfin de compte de nombreux personnages prennent vie : il y eut l’Adepte inconnu qui commandita ce poêle vers 1690 puis son « inventeur » anonyme au début du XXIème siècle et enfin l’adepte franc-comtois.   Une enquête complexe livrée ici avec des reproductions somptueuses de ce chef d’œuvre des arts de la céramique et accompagné des « Trois libvres de l’Art du Potier » plus des archives sur les expériences  menées par Fulcanelli avec son four révolutionnaire.

Livré avec 18 planches couleur inédites du four alchimique

Voir ici également

Le four alchimique de Winterthur et le testament de Fulcanelli

Emblème XV, Michel Maier Atalans Fugens

Ce four ou calorifère se fit connaitre à l’attention du public en 1902 par la publication d’un petit livre intitulé « Esquisse hermétique du Tout Universel » sous la plume d’un certain Jacob. Nous savons qu’il s’agit en réalité de Jean-Jacques Bourcart, riche  industriel originaire de Mulhouse qui joua divers rôles à l’époque comme celui du financement du mouvement martiniste de Papus mais tel n’est pas notre propos.

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La quête de l’Or blanc : Faïencerie et Porcelaine, de Sèvres à Winterthur

Le comte de St Germain (1691 – 1784), il était un intime de Louis XV et s’adonnait à diverses préoccupations d son rang comme celle de « nettoyer » les cristaux et autres pierres précieuses.

Longtemps l’Alchimie n’a été considérée que sous l’angle démiurgique du forgeron vulcanique mais il est un autre aspect de l’alchimie tout aussi aussi important : le travailleur de la tourbe, le potier de Dieu. De Piccolpasso à Fulcanelli en passant par le comte de Saint Germain qui aida Nicolas-Christiern de Ty de Milly dans la mise en place de la manufacture de Sèvres, ils furent nombreux dans cette quête de l’Or blanc soit au travers de l’art de la faïence soit dans son accomplissement suprême, celui de la porcelaine.

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Cyprian Piccolpasso et la voie sèche

piccolpassoPiccolpasso ou peut-être le chevalier de la Vénus au petit pas : piccolo passo ? Il est sans doute temps de lever un petit coin du voile hermétique. L’attachement de l’Adepte Fulcanelli pour ce petit livre « I Tre libri dell’Arte del Vasajo » qui ne fut édité que trois siècles après la mort de son auteur par Claudius Popelin s’explique par les arcanes qu’il révèle dans ses procédés autour du Nitre, Tartre et lie de Vin, soit le Vitriol Vert. L’auteur semble de premier abord ne traiter que de l’art des majoliques mais qui sait lire y trouvera également un traité de l’Art du feu ! Il convient donc pour aborder cet ouvrage annoté par le Maître d’avancer également à petit pas : piccolo passo …  car le travail du potier nous invite à le considérer sous son aspect premier à savoir : in sicco et humido selon l’expression de Michel Maier. Il suffit pour cela de relire l’introduction du livre second dont nous donnons un extrait :

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Fulcanelli, notes inédites sur le cavalier Cyprian Piccolpasso

sicLa gravure 104 de l’ouvrage allégorique « les trois livres de l’Art du Potier »  du  cavalier Cyprian Piccolpassi montre un arbre chargé de feuilles et de fruits, tirant sa vitalité extraordinaire d’un rocher, apparemment stérile, puisque privé de terre. Un phylactère, en arc de cercle, surmonte l’image et présente trois mots latins qui constatent le phénomène. Eugène Canseliet que l’Adepte avait de sa main annoté cette planche rapportant au texte de l’arbre miraculeux, la voici :

« C’est l’arbre qui parle :
Métaure : Meta = limites, bornes
Auro = or
Chiere tere = Qui recherche la terre cultivable. »

d’autres notes ont pu être sauvegardées … mais la plus importante nous est rapportée par Jean Laplace lui même. Elle a trait à la légende des chevaliers de la Table Ronde.
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de l’art du potier aux fours de l’Adepte

cahier_foursdeladepteLes pièces du dossier : troisième volet sur les fours de l’Adepte. Ils sont nombreux sur son chemin et pour ne citer que les principaux : Dampierre sur Boutonne (en illustration sur la couverture), le poêle de Winterthur dont nous retraçons l’historique souvent ignoré jusqu’aux fours électriques construits avec son ami Henri Moissan.

Les fours en céramique offraient aux imagiers comme à son commanditaire l’occasion de dévoiler une partie de son grimoire pour qui sait lire. En la matière le four de Winterthur a été cité à deux reprises par l’Adepte, preuve s’il en est de son intérêt pour l’Athanor comme pièce maitresse du Grand Oeuvre.  Ici, Fulcanelli décrit « une pyramide en tôle rivée ». Celle-ci est en pierre maçonnée avec décoration de motif végétal sur ses angles.
Les « portes de côté » masquant « des fenêtres vitrées » sont des livres portant deux fermoirs. La bouche du cendrier est également un livre. Pour réaliser le Grand Œuvre, faut-il d’abord en observer les phases dans les livres et régler le régime du feu par les lectures ?

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Les fours de l’Adepte : Henri Moissan et la synthèse du diamant

fulcanelli_moissan

Introduction : les fours cités ou les foyers à feux sont nombreux dans l’œuvre du Maître, notamment dans les demeures philosophales et donnent prétextes à des développements restés célèbres : Louis d’Estissac, les caissons de Dampierre sur Boutonne, l’évocation du poêle de Winthertur etc …

La collaboration de l’Adepte avec son cadet Henri Moissan (1852 – 1907) fut longue et fructueuse puisqu’elle aboutit pour ce dernier à un prix Nobel de chimie. Mais c’est surtout dans l’élaboration d’un four à arc électrique que les deux hommes purent obtenir les plus hautes températures réalisables à l’époque soit 3500 degrés. Ne pouvant qu’évoquer ici un ensemble plus vaste, disons que les travaux engagés par ces scientifiques se retrouvent dans l’évocation du sel d’ammoniac et les commentaires de l’Adepte sur le Cosmopolite « note que tout sel bien préparé revient à la nature du sel armoniac« . Il ajoute également dans les demeures que le « X » est le symbole du sel d’ammoniac et symbole de la lumière, l’ammoniac étant le promoteur du Mercure.

On peut postuler que le but de l’alchimie dans son acception « scientifique ou pragmatique » est la synthèse des gemmes précieuses (sans doute des corindons colorés et des néso-silicates) et peut-être aussi d’autres minéraux (péridot, périclase, etc.). Il est clair que les grands alchimistes n’ont pas poursuivi un but mercantile de reproduction factice des pierres précieuses -qui constitue à nos yeux la véritable Spagyrie ou archimie mais qu’ils ont sincèrement essayé de retrouver dans leur creuset ou leur matras des processus naturels menant à la synthèse de ces minéraux ; le temps nécessaire à ces grands travaux était en effet réservé à des personnes très fortunées ou au XIXème siècle ceux qui comme les scientifiques (Berthelot, Chevreuil, Pasteur, Dumas, Jules Violle alias Fulcanelli, Henri Moissan) disposaient des laboratoires pendant des périodes soutenues nécessaires à l’expérimentation.

Alors qu’il cherchait comment dissoudre le carbone dans le fer et le succès de ses travaux sur le fluor il pensa que cet élément essentiellement minéralisateur faciliterait la transformation du carbone amorphe en carbone cristallisé. Il étudia donc les combinaisons du fluor avec le carbone et les soumit à de nombreuses réactions, mais il n’obtint jamais que du carbone amorphe. C’est après ces insuccès qu’il aborda méthodiquement la question. Estimant que nous sommes loin de posséder les moyens puissants que la nature a mis en œuvre dans la production des espèces minérales cristallisées, et en particulier du diamant, il pressentait que les diamants artificiels pourraient être très petits et qu’il faudrait suivre ces essais au microscope. Il lui apparut d’ailleurs comme vraisemblable que, dans les gisements de diamants, il devait exister également des diamants microscopiques. Il examina alors les sables diamantifères du Brésil et la terre bleue du Cap, et parvint en effet à y déceler la présence de très petits diamants naturels, qu’il considéra comme devant se rapprocher de ceux qu’il pouvait espérer produire. En même temps il rencontrait dans ces terres diamantifères, la variété de carbone graphite, variété de carbone qui se forme à une température relativement élevée, et il en déduisait une première indication sur la possibilité de produire le diamant à haute température.

Ce fut ensuite à l’analyse des cendres de diamant qu’il s’adressa pour en tirer de nouveaux renseignements. Il brûla dans l’oxygène un très grand nombre de diamants de provenances et de variétés diverses. Les analyses des cendres résultant de ces combustions lui révélèrent une impureté constante : le fer. C’était donc par l’étude de la solubilité du carbone dans ce métal qu’il devait commencer ses recherches …

Il étudia les combinaisons du fluor avec le carbone et les soumit à de nombreuses réactions, mais il n’obtint jamais que du carbone amorphe. C’est après ces insuccès qu’il aborda méthodiquement la question. Estimant que nous sommes loin de posséder les moyens puissants que la nature a mis en œuvre dans la production des espèces minérales cristallisées, et en particulier du diamant, il pressentait que les diamants artificiels pourraient être très petits et qu’il faudrait suivre ces essais au microscope. Il lui apparut d’ailleurs comme vraisemblable que, dans les gisements de diamants, il devait exister également des diamants microscopiques. Il examina alors les sables diamantifères du Brésil et la terre bleue du Cap, et parvint en effet à y déceler la présence de très petits diamants naturels, qu’il considéra comme devant se rapprocher de ceux qu’il pouvait espérer produire. En même temps il rencontrait dans ces terres diamantifères, la variété de carbone graphite, variété de carbone qui se forme à une température relativement élevée, et il en déduisait une première indication sur la possibilité de produire le diamant à haute température.

Cependant, un fait très curieux venait d’être observé par Friedel et quelques autres savants. Une météorite trouvée dans l’Arizona, au Cañon Diablo, renfermait d’une façon indiscutable une petite quantité de diamant noir. Cette météorite, sorte de ferronickel, était bien le milieu où le diamant observé avait pris naissance. On ne pouvait plus douter de la possibilité de réaliser la synthèse du diamant dans un milieu métallique.

Henri Moissan put se procurer un échantillon de la précieuse météorite, et il eut le bonheur de pouvoir examiner in situ un très petit diamant de la variété boort. Ce diamant avait résisté à l’action de la meule d’acier employée pour scier la météorite. Il formait un pointement enchâssé dans le métal, et il était entouré d’une gaine de carbone dans laquelle il avait été possible de caractériser le graphite.

En Heliopolis (1)
En Heliopolis (1)

Malgré l’absolue conviction qu’il avait de la nécessité d’utiliser un dissolvant métallique du carbone, Henri Moissan ne pouvait rien attendre d’une nouvelle série d’essais sur la solubilité de ce métalloïde dans les métaux. Il paraissait bien établi que, seule, la variété de carbone graphite prenait naissance dans ces conditions. L’intervention d’un autre facteur devenait indispensable. Il se rappela que la densité du phosphore rouge augmentait lorsque sa cristallisation était faite sous pression. Il fallait donc réaliser la cristallisation du carbone au sein d’une masse liquide fortement comprimée. C’était là une expérience difficile à réaliser même sur la fonte, qui se présentait cependant comme l’un des dissolvants les plus fusibles du carbone. Ces difficultés étaient telles qu’elles pouvaient longtemps encore retarder la solution tant attendue, si Henri Moissan n’avait pensé à mettre en œuvre, pour réaliser une pression considérable, la propriété que possède la fonte saturée de carbone d’augmenter de volume au moment de sa solidification, à la façon de l’eau se changeant en glace. Le travail sur les hautes pressions et surfusions fut également la voie suivit par l’Adepte.

On sait qu’au moment de sa congélation, l’eau peut développer, quand on l’emprisonne dans un récipient clos à parois très résistantes, une pression considérable. Le refroidissement brusque de la fonte pouvait conduire à des résultats semblables, mais l’enveloppe résistante restait à trouver. C’est alors qu’il eut l’idée de la former par les premières couches refroidies résultant de la solidification rapide d’une masse de fonte liquide plongée dans l’eau. Les culots métalliques ainsi produits étaient souvent fissurés, paraissant avoir cédé à une forte pression interne, mais certains, au contraire, à surface plutôt lisse, semblaient avoir résisté. En traitant ces derniers par des réactifs appropriés permettant la dissolution de la masse métallique, et finalement la destruction du graphite, Henri Moissan put enfin recueillir un faible résidu formé de petits cristaux transparents qu’il identifiait par leurs propriétés physiques et chimiques avec le diamant naturel. Il eut même la bonne fortune de retrouver parmi ces produits artificiels les différentes variétés de diamant, depuis le diamant noir jusqu’au carbone transparent et cristallisé. Cette synthèse du diamant fut annoncée à l’Académie des Sciences dans la séance du 6 février 1893. Elle était en réalité le fruit d’une collaboration étroite entre deux hommes dont l’un choisit de rester volontairement dans l’ombre, étant alors engagée dans d’autres voies, notamment une voie requérant l’invisibilité (invisible parce qu’inconnu précise l’Adepte) … Ce faisant l’Adepte pouvait invoquer à juste titre la figure du comte de Saint Germain et nous enseigner à propos du Mercure des philosophes  » le sel des métaux, car toute pierre est sel, et le sel de notre pierre, car la pierre des philosophes, qui est ce mercure dont nous parlons, est le sujet de la pierre philosophale« .

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Le four en faïence de Winterthur par David Pfau (Haffner)

pfau

de l’utilisation des feux …

Dans la catégorie des arts du feux à cuisson lente nous trouvons les verriers (vitraux) et les céramistes et autres émailleurs. Pour les feux, l’utilisation d ‘un four en faïence est une bonne étape. L’Adepte signale l’existence de ce poêle aux médaillons hermétiques situé à Winterthur en Suisse non loin de Zurich. Il fut fabriqué par Pfau (ou Pfauw) et l’adepte le signale dans son Mystère des cathédrales. A l’époque il n’était vraiment pas évident d’en connaitre l’existence sauf si … c’est ce que nous expliquons dans notre ouvrage à paraitre.

Les dix-huit panneaux ci-dessous ont donné lieu à une interprétation dans l’ouvrage de J.J. Bourcart, Esquisse hermétique du tout universel, Zurich, 1896 avec une préface de Gérard d’Encausse. A notre tour et comme nous l’avions déjà fait en 1995, nous donnerons l’explication de chacun des panneaux, pour le reste il faudra se reporter à notre ouvrage en deux tomes.

Concernant le poêle de Winterthur, il faut savoir que sa décoration, assortie de commentaires, fut publiée au sein d’un ouvrage, imprimé à Zurich en 1896. L’ouvrage en question, intitulé « Esquisses du Tout Universel » fut signé d’un pseudonyme : Jacob. Ce pseudonyme masquait en réalité Jean-Jacques Bourcart, ancien industriel, philanthrope, issu d’une famille alsacienne. Bourcart s’était vu retiré la direction de l’entreprise familiale après avoir voulu la livrer à l’autogestion des salariés. Une seconde édition de l’Esquisse du Tout Universel bénéficia d’une préface du docteur Gérard Encausse, dit Papus.

Le four de Winterthur et Fulcanelli :

A la lecture des documents afférents au poêle de Winterthur, certaines remarques s’imposent :
Le poêle est attribué à H.H. Pfau (Hans Heinrich). Fulcanelli écrit P.H. Pfau, et P.F. Pfau (dans les Demeures…) – Bourcart commentant le sens hermétique du poêle use de la formule « Savoir, Pouvoir, Oser, se Taire » sur laquelle s’achève également « le Mystère des Cathédrales ».

Enfin, commentant le 10 ème médaillon ornant le poêle, Bourcart écrit :  » Un homme pêche à la ligne et tire d’un étang un beau poisson ». Fulcanelli (dans le Mystère) explique : « …on voit un pêcheur à la ligne sortant de l’eau un beau poisson… »
Or, même en usant d’une bonne loupe, il faut beaucoup de bonne volonté pour déceler un poisson et encore plus d’acuité visuelle pour pouvoir le qualifier de beau !  Donc, Fulcanelli connaissait fort bien le travail de Bourcart … voire Bourcart en personne, ce qui n’est pas sans importance à plus d’un titre : l’importance de la suisse et de Zurich, en particulier, dans cette affaire ne peut s’expliquer que par un familier des lieux, en l’occurrence par un franc-comtois de plus spécialiste des fours : notre adepte !  Mais ceci n’est qu’un très pâle aperçu de nos propres découvertes que nous allons consigner dans un cahier spécialement dédié à ce four en faïence.

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Blason de la famille H. Pfau où le Paon fait miroiter l’arc en ciel du  feu de ses couleurs

(le Paon est aussi emblématique de l’Art Royal)

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